Réponse à un fils différent

En réponse à la lettre de Karine Blackburn intitulée Un fils différent et parue le 27 novembre 2018.

Je me suis posé plusieurs questions lorsque j’ai lu votre article. Voici mon opinion, si vous permettez.

Premièrement, nous vivons tous nos épreuves différemment et tout est question de perception. Toute personne est unique.

Il est vrai que les instants de panique apparaissent assez rapidement lorsque tu commences à penser au futur, que nous regardons notre amour et nous nous demandons qu’est-ce qui va lui arriver le jour ou nous serons absents, mais nous avons choisi de travailler davantage sur nos moments choyés passés en sa compagnie pour le moment. Phrase clichée, oui, mais lorsque nous y travaillons ensemble, ces moments qui arrivent de plus en plus souvent sont merveilleux. Mais comme je le disais au départ, perception et cas par cas. Ils sont tous et réagissent tous différemment.

En terminant madame, ce ne sont que des mots, j’en suis bien consciente, mais l’autisme n’est pas une maladie, c’est un état. Une grosse, une énorme différence.

Sarah-Lucie Girard

Saint-Honoré

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GARDEZ «MINOU» À LA MAISON

Wow ! Une page entière de journal pour une pétition qui permettrait à une seule personne de laisser errer ses chats comme bon lui semble... À première vue, c’est rocambolesque, à la limite du ridicule ; mais l’article fait réfléchir. Qu’arriverait-il si tout à coup, tous les chats pouvaient vivre en liberté ?

Les gens ne s’imaginent pas les dommages que « minou » peut faire lorsqu’il est en liberté.

C’est un peu niaiseux à dire, mais un chat, faut que ça élimine comme tout être vivant.

Donc, minou fait ses besoins dans le carré de sable des enfants du 3e voisin avec ce que ça comprend de microbes et autres aléas qui feront probablement poigner les nerfs au dit voisin… Certaines personnes se foutent carrément de ce que peut faire « minou ». En fait, ils n’ont pas à le nourrir, à faire sa litière, à ramasser ses dégâts de boules de poils, puisque le félin en question fait ça un peu partout (et surtout ailleurs que chez lui).

Outre les cadeaux intestinaux de ces chats, il faut aussi regarder les dommages que votre beau minou peut faire à la faune ailée lorsqu’il est en ballade. On ne m’accusera pas ainsi d’inventer des trucs.

Si, en plus, votre bestiole n’est pas stérilisée, saviez-vous qu’un couple de chats peut engendrer une descendance de plus de 20 000 chats en quatre ans ?

Lorsque vous adoptez un animal, il y a des obligations qui viennent avec et je crois sincèrement que chaque propriétaire d’un animal est responsable de tout ce que peut faire son compagnon à poils. Alors, si vous ne voulez pas de chats dans votre demeure, n’en adoptez tout simplement pas ; plutôt que de les laisser errer à leur guise. Ainsi votre « beau minou » ne risquera pas de finir ses jours sous les roues d’une auto, ou pire encore…

Dany Gauthier

St-Félicien

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VOIR LE BON CÔTÉ

Le patrimoine bâti au Québec a subi plusieurs pertes, cette semaine, notamment la maison Boileau à Chambly et une partie du moulin du Petit-Sault à L’Isle-Verte. Ceci n’est que la pointe de l’iceberg, car nombre de bâtiments historiques sont démolis presque chaque année. Les mêmes raisons reviennent souvent : trop cher à entretenir ou à rénover, état de délabrement trop avancé, danger pour la sécurité publique, etc. D’autres raisons, souvent tues, se profilent : ces biens immobiliers sont peu rentables pour les municipalités qui ne savent pas quoi en faire et les considèrent comme des nuisances pour leur budget. Quoi de plus simple que de céder le tout à un promoteur qui transformera ces encombrantes ruines en un bel apport de taxes foncières avec de beaux condos de luxe tout neufs ?

Un phénomène responsable de cet état de fait est la vision pessimiste qu’ont une majorité de Québécois face à notre histoire. Considérés comme un peuple « né pour un p’tit pain », ceux qu’on appelait les « Canayens français » ont en effet un passé lourd en défaites, qu’on pense à la bataille des plaines d’Abraham de 1759, aux patriotes de 1837-38 ou encore au référendum de 1995. Chaque tentative d’émancipation a été marquée d’un échec souvent cuisant. Normal, donc, de voir notre passé comme une histoire de « loser ». Cela explique également l’insuffisance des cours d’histoire du Québec dans le réseau de l’éducation et le manque d’intérêt du citoyen lambda pour la chose. En fait foi le peu de connaissances qu’en ont retenu les étudiants du niveau collégial.

Une façon de pallier ce problème serait de renverser la tendance – ô difficile, mais noble mission – et de montrer que nous affichons aussi de grands succès. Que ce soit la langue française qui perdure malgré le rapport Durham qui en appelait à sa disparition, l’héroïsme de nos compatriotes en temps de guerre, l’apport en science et en technologie de nos plus grands cerveaux ou encore la présence à l’international du Québec inc., nous ne pouvons pas conclure que les Québécois sont restés éternellement cantonnés à la campagne sous l’ombre des clochers. Nous avons tous une responsabilité collective de clamer à la face du monde que le Québec peut être fier de son vécu. En regardant notre histoire du bon côté, nous pourrons mieux préserver notre patrimoine bâti.

Olivier Ménard, enseignant

Collège Montmorency