Regarder plus loin sur les retombées locales

OPINION / Bonjour M. St-Hilaire,Merci d’alimenter le débat par votre article Concentrons-nous sur les retombées, publié le samedi 15 février. On a besoin d’opinion telle que la vôtre pour pouvoir un jour se faire une idée. Pour vous citer : « Parce que le véritable enjeu réside dans les retombées qui découleront du projet si celui-ci se concrétise. »

Je crois qu’il faut regarder plus loin que les retombées locales. Oui, il y aurait des retombées positives ici, mais qu’en est-il des retombées négatives de la fracturation hydraulique en Alberta ? Au-delà de la masse salariale qui sera créée ici, jusqu’à quel point allons-nous détruire les paysages et l’écosystème albertain ?

L’évaluation environnementale du projet doit couvrir plus que le bout de tuyau et l’usine de liquéfaction de Grande-Anse. Quelle trace le projet va-t-il laisser d’un océan à l’autre ?

Je ne suis pas capable d’y répondre. Il n’y a pas assez d’informations sur la table pour se faire une idée et prendre position.

Et l’Alberta, là-dedans, pourquoi on n’entend pas parler d’eux ? L’extraction du gaz est un enjeu économique majeur pour eux. C’est indéniable, mais si on questionne la population qui vit autour des sites d’extraction, qu’est-ce qu’ils nous diraient ? Sont-ils contents des salaires générés par cette industrie, sans égard à la destruction de leur propre environnement et des risques de contamination des nappes phréatiques ? Sont-ils biaisés par les œillères du fric, comme nous le sommes ici par les œillères des retombées ?

C’est trop facile d’être contre et de ne voir que le côté sombre et c’est trop facile d’être pour et de ne voir que les retombées locales. Dans un cas comme dans l’autre, la pensée est incomplète, parce que trop polarisée. En bon français : « Look at the big picture. » Nationalement, planétairement, qu’est-ce qui est le mieux ? Réussirons-nous avant le référendum sur la question – en supposant qu’il y en ait un... – à avoir une big picture limpide ? Je suis pessimiste.

En attendant, je poursuis ma réflexion et j’aimerais bien voir dans les médias ce que les Albertains en pensent. D’ici là, je ne me laisserai pas influencer par des rêveurs, peu importe le clan.

Denis Boulanger

Saguenay

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GUY NANTEL AU PQ, ON NE RIT PLUS!

Tenons-nous le pour dit, Guy Nantel au Parti québécois (PQ), c’est du sérieux. N’en déplaise à tous ceux qui le décrient ou le ridiculisent à tout venant sur la place publique. Le fou du roi qui vise le trône, c’est lui. C’est le bouffon dans le sens noble du terme. Celui qui se moqua intelligemment des travers de ses semblables – et du tout politique – a cessé du coup son rire caustique. Voilà qu’il devient celui qui fera l’objet, à son tour, de caricatures, de quolibets et de blagues les plus acerbes de nos humoristes dont il fut.

Guy Nantel a-t-il le profil de l’emploi pour devenir un politicien respectable ? Oui, somme toute, et tout autant – voire sinon plus – que Justin, ancien professeur de théâtre devenu premier ministre du Canada, que l’acteur de cinéma Reagan devenu président des États-Unis, et que Trump, homme d’affaires et ancienne vedette de téléréalité. De tous ceux qui versent dans le métier de l’humour au Québec, Nantel était sans doute celui qui semblait être le plus susceptible d’aspirer à devenir chef du PQ.

Alors, maintenant, il devra livrer la marchandise et démontrer qu’il a l’étoffe qu’il faut pour diriger le parti fondé par René Lévesque. Car la marche semble haute à franchir face à un Sylvain Gaudreault expérimenté, articulé, député actuel et ancien ministre sous le règne de Pauline Marois. Un homme de conviction et d’idées nouvelles. Politicien respecté, même par ses adversaires. Alors, on ne rit plus et M. Nantel devra s’atteler sérieusement à la tâche. Souhaitons-lui le mot de Cambronne pour cette course à la chefferie du PQ.

Yvan Giguère

Saguenay

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DE L'ESPOIR PAR LES GRANDS PROJETS

Pour le projet GNL, permettez-moi de vous dire, Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire, que je crois que la majorité des gens du Saguenay en ont par-dessus la tête de vos moyens de pression pour pouvoir bloquer ce projet. Et jeudi, de la grande visite, Catherine Dorion et Ruba Chazac, ici, au Saguenay.

De grâce, vous demeurez à Montréal, alors ne venez pas vous ingérer dans les grands projets du Saguenay. Les gens d’ici veulent de l’ouvrage, une condition de vie meilleure, pour que nos jeunes ne désertent pas cette belle région.

Des centaines de nos jeunes quittent la région par manque d’ouvrage. Et vous venez ici pour nous dire de baisser les bras devant ce grand projet au nom de l’environnement. Pour faire quoi ?

Nous ne sommes pas pour végéter, même si l’on demeure en région. Il n’y a pas seulement les grandes villes comme Montréal ou Québec où les gens ont le droit de travailler et d’avoir de bonnes conditions de travail. Vos conditions de travail à vous, votre salaire toutes les semaines, vous permettent de bien vivre. Vous n’avez pas peur de la fin du mois, seulement le petit qui gratte pour arriver à survivre, pour pouvoir manger un à deux repas décents par semaine, la nourriture coûtant de plus en plus cher.

Allez voir dans les marchés d’alimentation, les coûts élevés des légumes, de la viande, etc. J’en suis à me demander si vous connaissez le prix d’une livre de beurre. Ce sont des grands projets comme GNL, BlackRock et Arianne Phosphate qui vont donner de l’espoir à nos jeunes de demeurer dans leur région avec leur famille, leurs amis.

Alain Duchesne

Chicoutimi-Nord