Refonte du réseau de transport à Saguenay

OPINION / Le nouveau réseau de transport en commun mis en place par la Société de transport du Saguenay à Chicoutimi Sud, effectif depuis le 9 avril dernier, ne plaît pas aux usagers. Réalisés dans l’objectif d’attirer davantage la clientèle étudiante provenant du cégep et de l’université, les circuits dans les quartiers ont été réduits. On impose donc aux usagers de marcher plus. Cette conception du transport collectif ne s’inscrit en aucune façon dans une optique de développement durable où l’équité et la solidarité sociales doivent primer. En outre, en réduisant l’offre de service de transport en commun, inévitablement, des usagers feront le choix de se tourner vers le transport individuel en acquérant une voiture, ce qui ne cadre pas non plus avec un souci de protéger l’environnement en diminuant les gaz à effet de serre. Enfin, puisque la clientèle n’a à peu près pas été consultée, on n’a pas cherché à définir une vision commune du développement afin d’en assurer son acceptabilité.

De toute évidence, la Société de transport du Saguenay a manqué le virage. Au lieu de raccourcir les circuits, les efforts auraient dû être mis dans l’ajout de nouvelles lignes pour desservir certaines clientèles ciblées, le prolongement des heures de service la fin de semaine et l’abandon de l’horaire estival, afin de garantir un service de qualité toute l’année.

Il est à espérer que la Société de transport du Saguenay saura prendre les mesures qui s’imposent en cette époque où la lutte aux changements climatiques constitue l’enjeu mondial. Car, dans les villes où le transport en commun est efficace, les gens tendent à moins utiliser l’automobile – la plupart des Parisiens n’en possèdent pas.

Sylvie Dussault

Chicoutimi

Chasse à la marmotte

OPINION / J’aimerais apporter quelques commentaires concernant le texte de madame Rousseau (Carrefour des lecteurs, 8 mai 2018) au sujet de la chasse à la marmotte.

Premièrement, j’aimerais souligner qu’un tel tournoi ne menace pas l’espèce en question puisque seulement quelques marmottes seront tuées sur une étendue de territoire assez grande. Deuxièmement, étant chasseur moi-même, je vais chez les mêmes deux ou trois producteurs agricoles année après année depuis 20 ans pour chasser le surplus de marmottes, donc je ne les extermine pas.

Ces mêmes producteurs agricoles me donnent, en échange, le droit de chasser les oies blanches (autre espèce envahissante s’il en est) sur leurs terres. Troisièmement, je ne veux pas trop péter votre bulle chère madame, mais je dois vous dire que les exterminateurs... exterminent ! Autrement dit, ils tuent toutes les marmottes présentes dans un périmètre donné en les empoisonnant ; ils ne les déplacent pas !

Si pour vous c’est éthiquement plus correct d’empoisonner des bêtes que de les abattre proprement sans souffrance, alors là, je me demande qui de nous deux est le plus cruel.

Quatrièmement, je n’ai jamais été capable d’abattre un chien ou un chat même lorsque ceux-ci sont malades. J’en suis totalement incapable et je peux affirmer sans risque de me tromper que la plupart des chasseurs sont comme moi.

Finalement, il existe des tournois de pêche partout au Québec et personne ne monte aux barricades pour sauver les pauvres poissons qui y sont pris grâce à des hameçons ; ces tournois de pêche ne nuisent pas à la population halieutique des lieux où ils sont effectués.

Alors soyons un peu sérieux s’il vous plaît, avant de monter aux barricades et de vous mettre à accuser les chasseurs d’être des êtres cruels et inhumains, il serait bien de réfléchir un peu aux effets de la surpopulation des espèces et des ravages que certaines espèces en surnombre peuvent causer aux champs, au cheptel animalier et à la machinerie d’un producteur agricole.

Dany Gauthier

Saint-Félicien

Pas égalitaire

OPINION / M. Roger Blackburn, chroniqueur,

À la suite de la lecture de votre article (Sondage sur l’omble de fontaine, le 5 mai 2018), nous tenons à vous mentionner que les zecs ont été créées dans le but de faire la gestion faunique sur des territoires structurés et non de faire la gestion des baux de villégiature. Pour ces derniers, il y a le RLTP (Regroupement des locataires en terre publique) qui permet d’acheminer les demandes de leurs membres. Nous trouvons désolant que vous vous serviez de votre tribune pour faire la promotion d’un retour en arrière à la « club privé » des années 50-60 où les propriétaires de club privé empêchaient l’accès à « leurs lacs ». Une méthode que nous jugeons non égalitaire pour l’ensemble des Québécois qui n’ont pas la chance d’être « locataires » en terre publique.

En finissant, pensez-vous qu’il soit plus intéressant de faire profiter également les générations futures d’une bonne qualité de pêche ou bien juste le pauvre locataire de chalet qui ne peut mettre sa ligne à l’eau après le 1er juillet ? Nous vous invitons également à vous renseigner et à lire le mandat d’accessibilité défini par le ministère sur les zecs et disponible sur le site internet : https ://www.mffp.gouv.qc.ca/faune/territoires/zec.jsp.

Olivier Jutras

Hugo Tranchemontagne

Fréderick Héroux-Lafrance

Marie-Ève Juneau

Zec Batiscan-Neilson

Saint-Raymond, Portneuf