L'ancien président des États-Unis Barack Obama.

Réflexion sur un discours attendu

OPINION / Pour faire suite au dernier discours du président Barack Obama à Montréal, je m'interroge : qui, parmi nous, demeure vraiment impressionné devant un tel tissu de « lieux communs » où les bons souhaits se multipliaient au rythme de phrases destinées à satisfaire les rêveurs sociaux, les idéalistes, ceux qui veulent à tout prix être dupés... et qui le seront inévitablement avec le temps ?
Aussi le conférencier chéri par la majorité d'entre nous concluait-il son chant du cygne en misant sur l'arrivée des femmes au pouvoir comme si l'action de celles-ci pouvait nous libérer de l'action et nous plonger dans un monde paisible, lumineux, à l'abri de la bêtise et de la tyrannie.
Entendons-nous bien. Il ne s'agit pas ici de dénigrer les aventuriers de la politique, mais de rappeler que nos actions, aussi méritoires et héroïques soient-elles, ne peuvent vaincre notre condition fondamentale. Et si le président Barack Obama veut toujours s'inspirer des femmes pour nourrir son optimisme béat, je lui propose Simone de Beauvoir qui, dans son roman Les Mandarins, évoque brillamment l'histoire des illusions et des désillusions de l'homme politique d'hier et d'aujourd'hui. Une simple formule résume la situation : « Dans un espace courbe, on ne peut pas tracer une ligne droite ». Ainsi l'homme et la femme du vrai s'avèrent désorientés dans les inextricables lacis du réel [...] et de tout ce qui « gît au pouvoir du Mauvais ». C'est pourquoi il est temps de s'apercevoir que la politique est nécessaire pour établir qu'elle n'est pas suffisante.
À ce chapitre, le texte de Platon reste souverain : « Parce que ces choses sont nécessaires, ils ont cru qu'elles étaient bonnes, ne connaissant pas l'abîme qui sépare le nécessaire du bien ». D'où le « je meurs de soif auprès de la fontaine » du poète François Villon et « la soif et la faim » du dramaturge Eugène Ionesco.
André Désilets
Trois-Rivières
Jean Tremblay, maire de Saguenay
Allons voter!
OPINION / En prévision de l'élection municipale du 5 novembre 2017 à Saguenay, j'aimerais saluer l'engagement de tous les candidats qui se lancent au poste de maire et au poste de conseiller municipal. Ce sont des gens qui ont à coeur le développement de notre ville. En tant qu'électeur, j'aimerais bien qu'on augmente le taux de participation pour l'élection à Saguenay, dans notre région et à travers le Québec.
En 2013, le taux de participation aux élections municipales a connu une hausse moyenne de 5 points de pourcentage à travers le Québec pour s'établir aux alentours de 50 %. Saguenay a fait bonne figure au 2e rang parmi les 10 plus grandes villes du Québec alors que 56,91 % des électeurs se sont présentés aux bureaux de scrutin. Nous étions devancés par Trois-Rivières avec 57,2 %, et suivis de près par Québec avec 54,9 %. J'espère que cette participation citoyenne continuera à progresser tout en souhaitant terminer au premier rang pour le taux de participation parmi les dix plus grandes villes du Québec en novembre prochain.
Lors de cette élection sur le bulletin de vote, pourquoi n'en profiterions-nous pas pour poser une question référendaire sur la construction d'un second pont entre les deux rives ? Il me semble que le résultat pourrait nous permettre de nous positionner dans un sens ou dans l'autre. C'est un débat de société qui frôle les 900 millions de dollars financé avec l'argent des contribuables. Je crois qu'il serait légitime que nous soyons consultés. Cela permettrait aussi d'augmenter la participation à cette élection.
Qui plus est, soyons responsables comme électeurs, et en se rendant au dépanneur allons exercer notre droit de vote. La politique, ça se passe aussi entre deux élections et pas seulement lors d'une élection. C'est à nous, électeurs, de faire un gagnant. Il n'est pas trop tard pour changer les choses, nous en avons le pouvoir en nous réunissant ! Il faut comprendre que si nous agissons, il sera possible de faire une différence, mais, pour cela, il faudra d'abord se réveiller et se lever tous ensemble.
Bonne chance à tous les candidats et candidates, c'est maintenant à nous de jouer notre rôle démocratique à Saguenay. Nous aurons sûrement la chance de développer pendant cette campagne. Engageons-nous à intensifier le recrutement d'électeurs pour augmenter le taux de participation à cette élection.
Christian Joncas
Saguenay
La force du nombre
OPINION / Quand des millions de gens croient à des balivernes, à des fadaises, à des fariboles, on appelle ça une religion.
Quand quelques centaines de gens croient à des balivernes, à des fadaises, à des fariboles, on appelle ça une secte.
Quand un seul individu croit à des balivernes, à des fadaises, à des fariboles, on dit qu'il est fou.
Mes respects à celui qui a énoncé ces vérités et dont j'ai oublié le nom.
Maurice Milot
Trois-Rivières