Réactions à une chronique humaniste

OPINIONS / La dernière chronique de Sébastien Lévesque, parue dans l’édition de lundi sous le titre Le christianisme est un humanisme, a suscité plusieurs réactions et commentaires. Voici quelques-uns d’entre eux.

UNE PENTE DIFFICILE À REMONTER

Je viens de lire votre article sur le christianisme. Merci d’avoir eu l’audace de l’écrire. Je travaille dans une église. En lisant votre article, j’avais en tête plusieurs rencontres que j’ai eues avec de jeunes parents qui viennent frapper à la porte pour inscrire leur enfant en catéchèse. Dès le départ, ils s’empressent de me dire, avec gêne, qu’ils ne sont pas pratiquants.

C’est alors que je les rassure, en leur disant qu’être pratiquant, c’est d’abord et avant tout dans le quotidien avec ceux et celles qui nous entourent, en les aidant, les aimant.

Être pratiquant, ça commence à la sortie de la messe, et non seulement en participant aux célébrations dominicales.

Vous avez raison, la pente est difficile à remonter, mais j’ai espoir qu’il y aura un retour du balancier.

Non pas comme nous l’avons connu, mais dans une forme plus humaniste pour reprendre vos mots.

Et, plus il y aura des gens, comme vous, qui oseront en parler, plus les choses vont changer.

Merci pour article, que je vais prendre plaisir à partager.

Diane Falardeau

MERCI POUR CETTE CHRONIQUE

C’est tellement vrai tout ce que vous avez écrit.

C’est le pouvoir qui a fait perdre à l’Église ses belles valeurs.

L’Église, ce sont des hommes, et non les valeurs de base du christianisme.

N’hésitez pas, continuez à écrire sur des sujets délicats, vous le faites très bien.

Jeannine Hamel

VERS QUI VOUS TOURNEZ-VOUS?

Vous, M. Lévesque, qui vous dites non-croyant, ou toutes autres personnes, vers qui vous tournez-vous quand l’aide terrestre ne vaut plus rien ?

Quand un enfant est malade, que notre mère ou notre père souffre, qu’une personne que nous aimons est dans la souffrance terrible, qui implorons-nous, à votre avis ?

Dieu et tous les saints du Ciel que nous connaissons.

Si la demande est impossible, au moins, nous pouvons recevoir la paix intérieure. Ça vaut toujours la peine d’essayer.

Il ne faut pas voir ce que l’Église ne fait pas ; il faut voir ce que nous pouvons faire pour elle.

Bonne journée.

Monique Lapointe

LES RELIGIONS SONT DES BÉQUILLES

Monsieur Lévesque,

On peut tenter de coller cette étiquette partout. À tout.

La religion peut être UN humanisme. Au niveau de chacun.

Mais l’Histoire, cette cruelle mémoire, nous renseigne sur les dérives de toutes les religions, qui ne sont en fait que des créations de l’homme pour l’homme. Comme les vignerons qui se battent pour dire « mon vin est meilleur que le tien », les religions ont aussi cet esprit de querelle, justement bien nommée, « de clocher ».

Ce n’est pas l’étiquette qui fait l’humanisme, ce sont ceux qui le pratiquent par les actes, et non par les belles paroles souvent creuses et fallacieuses.

Partout où il y a de l’Homme, il y aura de l’hommerie, quelle que soit son étiquette.

Alors, soyons humanistes et libérons-nous des comportements abrutissants de moutons, soient-ils politiques, ou surtout religieux.

Il suffit d’être honnête, d’abord, avec soi-même, et ensuite avec les autres.

Les religions ne sont que des béquilles. Des béquilles qui sont proposées pour les faibles, mais qui aussi utilisent les faibles pour aller laminer les autres qui ne « croient pas » comme elles. Quelle horreur ! Et surtout quelle trahison de leurs soi-disant messages fondamentaux !

Quant à l’égalitarisme, vous repasserez, car les religions sont aussi les refuges de ces dinosaures de la domination des hommes sur les femmes. La domination des Blancs sur les autres, la domination des circoncis sur les autres, ad infinitum.

Non, mais il ne faut pas nous prendre pour des valises.

Qu’on fasse le bien, sans étiquette, car c’est là que se cache le Diable. Dans les détails…

André Dussault