Raviver l’espoir que demain peut être meilleur

OPINIONS / Depuis mon arrivée à la présidence du Mouvement Desjardins, il y a un an et demi, je suis allé à la rencontre des jeunes du Saguenay–Lac-Saint-Jean et d’ailleurs au Québec. Ils m’ont parlé des difficultés qu’ils ont à surmonter, mais aussi de leurs ambitions.

 Ils m’ont parlé du monde dans lequel ils aimeraient vivre. J’ai aussi rencontré des adultes, souvent bénévoles, qui font une différence dans la vie de ces jeunes. Qui sont pour eux des modèles aimants et inspirants. 

De nombreux jeunes m’ont dit qu’ils souhaiteraient avant tout que notre société fasse une meilleure place à chacun et chacune. Qu’elle les accepte avec toutes leurs différences. Ils questionnent aussi un modèle économique qui n’en a que pour le profit à court terme, sans égard pour les personnes, sans égard pour la nature. 

Je partage leurs préoccupations. Le fort sentiment d’exclusion économique et sociale ressenti par de nombreux jeunes doit être pris au sérieux. Le monde d’aujourd’hui nous le démontre clairement : laisser croître le nombre des exclus n’est pas une voie de progrès praticable à long terme. Tous ont besoin de croire que demain peut être meilleur. Qu’ils pourront améliorer leur situation, celle de leur famille, celle de leur communauté. 

Dans notre recherche d’une société plus humaine et inclusive, je suis convaincu que les coopératives ont un rôle important à jouer. Elles peuvent aussi représenter pour les jeunes un modèle inspirant. Car les coopératives existent, d’abord et avant tout, pour répondre aux besoins de leurs membres. Elles sont inspirées par des valeurs fortes : l’entraide, la solidarité, l’argent au service du développement humain. Elles travaillent dans une perspective de long terme.

Desjardins profite par ailleurs de la Semaine de la coopération, tenue du 15 au 21 octobre, pour apporter un soutien particulier aux Auberges du cœur. Les 30 Auberges du cœur présentes au Québec hébergent et accompagnent plus de 3500 jeunes par année. Des jeunes de 12 à 30 ans qui sont en difficulté, bien souvent sans abri, et dont la grande majorité n’a pas complété son 5e secondaire. 

Les Auberges du cœur aident ces jeunes à retrouver confiance en eux-mêmes. À reprendre espoir en l’avenir. Les intervenants qu’on y retrouve sont là pour écouter les jeunes, pour les accompagner et les encadrer dans leurs démarches. Pour les guider vers la réintégration sociale, vers un retour aux études, la recherche d’un emploi ou d’un logement. 

À l’occasion de la Semaine de la coopération, je vous invite donc à appuyer vos organismes locaux qui soutiennent le succès des jeunes. Qui leur présentent une offre diversifiée de loisirs. Qui les encouragent dans l’adoption de saines habitudes de vie et dans la persévérance scolaire. Qui les soutiennent aussi dans leur insertion sur le marché du travail ou dans la concrétisation de leur projet d’entreprise. 

Construire, avec les jeunes, une société plus inclusive, plus respectueuse des personnes et de l’environnement, c’est le défi que je nous invite à relever tous ensemble. 

Guy Cormier

Président et chef de la direction

Mouvement Desjardins

À vaincre sans péril

Bien sûr que non, Marc Saint-Hilaire, le récent débat des candidats à la mairie organisé par la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord n’aura pas pour effet d’engendrer une vague. Ce fut un débat à l’interne, proche des préoccupations du peuple, mais ce dernier était absent. Et s’il n’y a pas eu de gagnant, je crois qu’il y a eu un perdant, ce que le prochain sondage mettra en exergue. Je crois, néanmoins, en lisant votre éditorial du 12 octobre que vous avez eu un léger penchant pour la candidate de l’ERD, Josée Néron. Pas nécessaire d’avoir lu entre les lignes.

Je vous donne entièrement raison. En quatre années d’un parcours politique semé d’embûches de toutes les sortes, Josée Néron en aura vu des vertes et des pas mûres. Sur cinq femmes autour de la table du conseil, elles furent majoritaires à dénoncer ce machisme (3 sur 5).

Le dernier débat des aspirants au poste de maire de Saguenay fut l’occasion pour les adversaires de Mme Néron de s’attaquer à son programme (sa forme et non son fond), ce qui, à mon sens, démontre une faiblesse argumentaire de leur part. Un programme pensé et écrit aux enseignes du réalisme, de la sobriété et de la capacité de payer du payeur de taxes. Bien évidemment, cela dérange ceux qui veulent à tout prix finir en tête, avec leurs promesses à tous crins, même si cela peut creuser davantage notre dette pharaonique, qui risque de faire fuir les générations futures.

Que celles et ceux que cela intéresse, se le tiennent pour dit : la femme déterminée, opiniâtre et courageuse qu’est Josée Néron, propulsée des blocs de départ comme elle l’a été, est présentement la première à voir la ligne d’arrivée lui ouvrir les bras. Elle ne lâchera sûrement pas. Le dicton « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » lui va comme un gant.

Marcel Lapointe

Jonquière