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Certains pourraient être surpris d’apprendre que plus de 30% des visiteurs du Zoo Sauvage de Saint-Félicien, situé à l’extrémité nord du lac Saint-Jean au Québec, sont des voyageurs internationaux, dont plusieurs proviennent d’Europe. Sans voyagistes d’affaires, sans transporteurs aériens pour les amener jusqu’ici, sans hôtels où séjourner, sans eux, nous ne pourrons accueillir ces visiteurs.
Certains pourraient être surpris d’apprendre que plus de 30% des visiteurs du Zoo Sauvage de Saint-Félicien, situé à l’extrémité nord du lac Saint-Jean au Québec, sont des voyageurs internationaux, dont plusieurs proviennent d’Europe. Sans voyagistes d’affaires, sans transporteurs aériens pour les amener jusqu’ici, sans hôtels où séjourner, sans eux, nous ne pourrons accueillir ces visiteurs.

Qu’on le veuille ou non... nous sommes tous dans le même bateau!

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Le Quotidien
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OPINION / Il peut sembler inhabituel qu’un secteur du monde des attractions touristiques que sont les zoos et aquariums accrédités souhaite le meilleur des succès aux grandes entreprises, car nous avons tous besoin d’elles, ce sont les piliers de la prospérité. C’est la raison pour laquelle nous sommes fiers d’être partenaires de la Table ronde canadienne du voyage et du tourisme.

Par Jim Facette, Directeur général et chef de la direction Aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC)

Le Canada compte 29 zoos et aquariums accrédités qui accueillent chaque année plus de 12 millions de visiteurs. Ces visiteurs viennent de l’ensemble du Canada et de par le monde.

Cette pandémie nous a démontré à quel point nous sommes tous interdépendants. Les visiteurs qui viennent dans nos zoos et aquariums du Canada proviennent de toutes les strates de la société et des quatre coins du monde. Les campagnes de financement telles GoFundMe pour aider à soutenir nos membres sont un exemple de la portée mondiale de nos zoos et aquariums accrédités. Le soutien du public pendant cette pandémie a été remarquable et nous en sommes tous très reconnaissants.

Nous sommes également reconnaissants de l’aide financière fédérale et provinciale qui fut une réelle bouée de sauvetage alors que nous nous efforcions de maintenir nos programmes d’excellence en conservation animale et en éducation. Sans cette aide financière, nombre de nos zoos et aquariums accrédités auraient peut-être fermé définitivement. Malheureusement, un nombre important de nos partenaires du secteur du voyage et du tourisme n’ont pas été aussi chanceux.

Les compagnies aériennes, les chaînes hôtelières, les voyagistes, les agents de voyages et l’industrie hôtelière et de l’accueil du Canada sont indéniablement des joueurs clés qui contribuent au succès de nos zoos et aquariums accrédités. Bien qu’ils aient accès aux mêmes programmes d’aide que nous, les besoins pour certains sont d’une telle ampleur que les programmes n’arrivent pas à combler les manques.

Les congrès internationaux et les voyagistes attirent à eux seuls des dizaines de milliers de personnes au Canada, qui séjournent dans nos hôtels, mangent dans nos restaurants et, oui, visitent nos institutions zoologiques. Nous avons besoin de ces voyageurs pour assurer la raison d’être et la viabilité de nos institutions.

Selon les données de Destination Canada, en 2019, le nombre total de visiteurs au Canada (voyages intérieurs et internationaux) a dépassé les 308 millions de personnes, qui ont dépensé plus de 68 milliards de dollars durant leurs voyages chez nous. Une étude sur l’impact économique mondial, menée en 2017 par Oxford Economics, révèle que les événements commerciaux au Canada ont contribué pour 33 milliards de dollars en dépenses directes. Le secteur du tourisme et du voyage, qui est à la base de cette « chaîne logistique mondiale », est aujourd’hui menacé.

Il peut être trompeur de croire que tous « sont assez forts et survivront ». Et si ce n’était pas le cas ? Et si les grandes chaînes hôtelières ne pouvaient tout simplement pas tenir le coup ? Et si les voyagistes internationaux devaient cesser leurs activités au Canada ou, pire encore, fermer leurs portes ? Et si nous perdions, comme le craint la Chambre de commerce du Canada, jusqu’à 57 % de notre secteur hôtelier, d’accueil et de la restauration qui ne peuvent supporter plus de pertes ? Nous devons réfléchir à tous ces enjeux et également réaliser l’importance d’une industrie aéronautique saine et viable à long terme.

Malheureusement, après avoir accumulé de lourdes pertes et dettes, de nombreux acteurs du secteur du voyage et du tourisme pourraient atteindre un point de non-retour.

Certains pourraient être surpris d’apprendre que plus de 30 % des visiteurs du Zoo Sauvage de Saint-Félicien, situé à l’extrémité nord du Lac-Saint-Jean, au Québec, sont des voyageurs internationaux, dont plusieurs proviennent d’Europe. Sans voyagistes d’affaires, sans transporteurs aériens pour les amener jusqu’ici, sans hôtels où séjourner, sans eux, nous ne pourrons accueillir ces visiteurs.

Alors que le monde entier attend avec impatience l’arrivée des vaccins, que pourrions-nous faire pour que les voyageurs internationaux puissent venir au Canada ? Il serait souhaitable que le programme de relance économique du gouvernement fédéral puisse inclure l’accueil des visiteurs internationaux qui auraient été vaccinés.

Une aide financière du gouvernement pour les grandes agences de voyage et de tourisme est essentielle. Nous devons reconnaître que tous les secteurs de l’industrie du voyage et du tourisme sont interdépendants. Ce qui est bon pour les compagnies aériennes, les hôtels, les voyagistes et autres sera bénéfique pour les 29 zoos et aquariums accrédités du Canada et pour le Canada dans son ensemble.

Qu’on le veuille ou non... nous sommes tous dans le même bateau.