Questionnement d’un citoyen d’Alma

OPINION / Le tout a commencé le 20 novembre 2017 lorsqu’un citoyen s’est présenté au micro lors d’une assemblée du conseil de ville d’Alma pour demander à quel endroit serait construite une station de pompage sur l’avenue du Pont Nord, au coût de 99 600 $. Cette résolution avait été acceptée à l’unanimité quelques minutes plus tôt.

Sur huit conseillers, le maire, le directeur général et le greffier, personne n’est capable de répondre.

Le même citoyen, ayant vu des travaux de construction près de la jonction des routes 169 et 172, sur une période d’environ huit mois (fin 2018 jusqu’au début 2019), revient donc au micro à l’assemblée du conseil du 16 septembre 2019 et demande quels travaux ont été exécutés et à quel coût.

À sa grande surprise, personne ne peut encore répondre, sauf le conseiller Olivier Larouche qui avance timidement... « plusieurs centaines de milliers de dollars ».

C’est toute une différence par rapport aux 99 600 $ acceptés en résolution le 20 novembre 2017. Qui a payé la facture ?

Personne n’est au courant du coût, même pas de l’endroit de la réalisation des travaux.

Il y a lieu de se poser des questions.

Placide Renaud

Alma

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TROUVEZ UNE AUTRE OPTION

M. Sébastien Ross, directeur exécutif des opérations de Rio Tinto au Québec, dans votre communiqué de presse paru dans le journal Le Quotidien de 25 octobre dernier, vous mentionnez que le procédé de filtration industrielle des boues rouges offre des avantages environnementaux importants sans préciser lesquels.

Il y est aussi mentionné que le but poursuivi à travers cette technologie est, avant tout, le prolongement de la durée de vie du site actuel au-delà de 2022. Ce procédé réduirait la superficie nécessaire au stockage (d’un million de tonnes par année) et, selon vos dires facilitera la réhabilitation du site.

Ce n’est pas le prolongement de la durée de vie du site actuel que vous visez, mais bel et bien son expansion (110 hectares) dans un boisé mature (50 000 arbres capteurs de GES) en milieu urbain fortement peuplé. Des résidus liquides ou solides demeurent des résidus industriels et leur entreposage est polluant.

Le choix de ce site a été contesté lors de la consultation publique initiée par Rio Tinto en 2015. Dans le rapport de cette consultation, M. André Delisle, commissaire indépendant, recommande que la compagnie recherche, pour le stockage (phase 2 du projet), un site alternatif qui assurerait la sécurité de la population, et ce, afin d’atteindre l’acceptabilité sociale. Rio Tinto a eu et a toujours une approche passive pour la recherche d’un site alternatif. Elle refuse l’option ferroviaire proposée par le CVD le 30 mars 2018.

Le critère économique pèse très très lourd dans la balance pour Rio Tinto et les principes de développement durable ne sont pas respectés.

Nous vous interpellons pour que des efforts supplémentaires de la part de la multinationale soient faits pour le choix d’un autre site plus respectueux des critères environnementaux et urbanistiques. Sur les 300 millions $ non investis (mise sur la glace des deux projets) et sur les économies réalisées pour la filtration, une partie pourrait servir à cette fin. Ce site ne pourra pas être réhabilité pour les générations futures et constitua une cicatrice honteuse faite à notre environnement.

Hélène Savard, présidente

Comité de citoyens pour un Vaudreuil durable