Québec solidaire et les motoneiges

OPINION / Dans son éditorial du 29 janvier dernier, Marc St-Hilaire accusait Manon Massé de « choisir la motoneige comme objet de croisade » et prétendait que, pour elle, au nom de la lutte contre les changements climatiques, « c’est toute l’industrie qui devrait être rayée de la carte ». Or, il n’en est rien.

Si l’auteur de ce texte intitulé «Nous prend-elle pour des pogos ?» avait écouté le point de presse de Québec solidaire sur le site de l’Assemblée nationale au lieu de se fier à un article du Journal de Québec, il se serait vite rendu compte que la chef du parti de gauche ne faisait que répondre à un journaliste qui insistait pour ramener la motoneige au centre de la discussion alors qu’il n’en était pas du tout question, au contraire : la députée expliquait justement qu’en matière d’environnement, on ne doit pas s’attaquer aux citoyens, mais plutôt exiger des actions structurantes de la part du gouvernement et des entreprises.

En cette époque de fausses nouvelles et de polarisation des débats où il est plus que jamais essentiel de baser nos opinions sur des informations de qualité, on peut s’attendre à plus de rigueur et d’éthique de la part de quelqu’un qui publie dans un média professionnel comme la coopérative de presse indépendante Le Quotidien.

David Labrecque

+

UN DÉLICE À LIRE

Je voudrais que vous fassiez parvenir mes félicitations à Marcel Lapointe pour son opinion du 21 février 2020, «Madame Trudel, avec du bon sens». Un délice à lire, pour ne dire que cela. Que ça fait du bien !

Aussi, autre délice à lire : le bon sens et l’attitude de notre ministre Andrée Laforet. Chicoutimi serait-elle en train de redevenir ce qu’elle a été, du temps de mes grands-mères, nos mères ; un lieu de culture, de beauté, etc. Vous me comprenez.

À cliquer, je vous en prie, à M. Lapointe. Comparer Chicoutimi à l’Île d’Orléans de Félix ! ! ! C’est fort. Et dont vrai.

Pauline Germain

Chicoutimi

+

BLOCUS FERROVIAIRE

Dans cette situation très particulière et inquiétante qui se vit actuellement sur l’ensemble du réseau ferroviaire de l’ouest à l’est du Canada, deux points me frappent plus que d’autres.

D’abord une question. On répète ad nauseam que les chefs héréditaires de Wet’suwet’en n’accepteront de parler avec les autorités gouvernementales que si les policiers de la GRC se retirent de ce territoire autochtone. Qu’est-ce qu’on attend pour en faire sortir la GRC ? Qui peut prendre cette décision ? Jusqu’à maintenant, je n’ai pas entendu de réponse éclairante à cette question.

Puis, l’histoire. La tension entre Conseil de bande et Chefs héréditaires remonte à la Loi sur les Indiens de 1867. La situation très problématique actuelle fait ressortir les conséquences de cette décision unilatérale du gouvernement de l’époque, seul responsable. Ce nouvel épisode dramatique que nous vivons maintenant n’exige-t-il pas que soit revue et abolie cette loi discriminatoire ? Sinon, ne sommes-nous pas condamnés à voir se répéter périodiquement de nouvelles expressions de frustration chez les membres des Premières Nations ?

Normand Breault

Montréal

+

LES MUNICIPALITÉS, CES « VIERGES OFFENSÉES »

Sans porter de jugements, pour le moment, sur l’empressement de la CAQ et de nombreuses incongruités de la loi 40, je veux dénoncer la réaction des maires à la reprise de conscience de leur responsabilité de garantir des espaces convenables pour le réseau scolaire dans leur municipalité respective.

En plus de favoriser le développement urbain et rural, les municipalités intégreraient les taxes foncières scolaires et utiliseraient davantage les gymnases et les bibliothèques scolaires dont les citoyens auraient accès dans leur quartier !

C’est de ne pas avoir consenti à l’avance d’officialiser cette responsabilité que les maires s’offusquent ! Parce qu’en réalité, c’est à leur avantage, à l’avantage de leur service d’urbanisme, de déterminer à l’avance des zones où devraient se construire des écoles, même avant les parcs municipaux.

Il était déjà prévu dans la Loi de l’Instruction publique que les municipalités avaient cette obligation. Le ministre Roberge leur a rappelé dès janvier 2020 que cette responsabilité leur serait de nouveau dévolue avec l’adoption de la loi 40.

En réalité, la loi 40 aurait dû transférer tous les actifs immobiliers que détiennent les commissions scolaires, en construire de nouvelles, de les entretenir et de les « louer » aux instances scolaires dans chaque milieu, plutôt que juste les obliger à fournir les terrains. Les CS n’ont jamais eu l’expertise pour gérer leur parc immobilier. Et encore moins les Centres de services (nouvelles créatures de la Loi 40 pour remplacer les C.S.).

Bertrand Fortin

Ex-président de la Commission Scolaire Outaouais-Hull

Gatineau