Québec, ancestrale et moderne à la fois

OPINION / Le 3 juillet, on célébrait les 410 ans de la ville de Québec. J’y étais en 2008 pour le 400e, il y a donc 10 ans déjà ! J’ai toujours aimé Québec. J’y ai souvent posé mes bagages. Pour moi, c’est la ville escale par excellence.

C’est la ville des grands espaces, celle qui surplombe notre fleuve et qui me propose le grand large et la belle aventure.

Elle est le point de départ du fait français en Amérique. Elle a toujours été le lieu des grandes rencontres, des grands échanges. Oui, elle est encore notre Vieille Capitale. Ancienne, mais toujours neuve à mes yeux et aux yeux des milliers de touristes qui viennent l’admirer chaque année. Une belle ambiguïté, quoi !

Cette ambiguïté n’est pas étrangère à la remise en question que le maire de Québec avait faite en 2010 à propos de l’image de sa ville. Québec vue par le reste du monde serait-elle devenue folklorique, pantouflarde ? Québec, ville carte postale, point à la ligne ?

Ces questions soulevées par Régis Labeaume sont encore légitimes. Mais Québec est Québec, comme Paris est Paris. On aura beau vouloir enlever le château Frontenac et les remparts des cartes postales, Québec gardera toujours son essence ancestrale et sa beauté authentique. À mes yeux, cela ne l’empêche pas d’être moderne.

La modernité, ce sont les citadins eux-mêmes qui la font vivre au cœur de leur ville. Les artistes, les hommes et les femmes d’affaires, les sportifs, etc., tous ont les pieds bien ancrés dans le XXIe siècle et ont le regard posé droit devant eux, au-delà des remparts de la ville et du Saint-Laurent.

Yvan Giguère

Saguenay

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LES PARTS DE L'ÉMOTIF ET DU RATIONNEL

OPINION / On dit que le doute est le début de la sagesse et de l’esprit critique. Quoique douter, comme l’a fait, la semaine dernière, la chroniqueuse du Quotidien, Chantale Potvin, d’une victoire du Oui en faveur de l’indépendance du Québec, si un référendum avait lieu demain, n’avait rien de génial. Plutôt oiseux comme argument. Même la CAQ de François Legault, qui mène dans les sondages, n’oserait même pas prétendre à la victoire, si les élections avaient lieu demain, tellement elle n’en a pas terminé, par ses positions contradictoires, de nous promettre le changement. Ouais ! Quatre trente sous pour une piastre.

Madame Potvin passe volontairement sous silence le référendum de 1995 où nous sommes venus tellement près du but. À force de convaincre des rationnels comme elle avec l’aide des études de la Commission Campeau. Mais personne n’est plus sourd que quelqu’un qui ne veut pas entendre pour comprendre. Cela n’a rien à voir avec la raison. Les indépendantistes, selon les derniers sondages, composent toujours de 30 à 35 % des Québécois ; sans pédagogie sur l’accession à la souveraineté. Pédagogie mise en veilleuse par celles et ceux qui veulent le pouvoir à tout prix et qui, depuis la perte du pouvoir en 2014, font tout ce qu’ils peuvent pour taire publiquement les mots référendum et indépendance.

Par ailleurs, je me demande comment la chroniqueuse qui se prétend rationnelle peut avancer, sans preuve à l’appui, si ce ne sont que les chamaillages politiques des ses oncles et tantes, que les rationnels ont voté Non au référendum de 1980. Partir d’un « feeling » personnel pour avancer une pareille chose relève, à mon sens, de la désinformation. Mauvaise habitude dont les États-Unis constituent un terreau fertile par les temps qui courent.

En fait, contrairement à elle, je dirais, sans avoir de données probantes là-dessus, que celles et ceux qui ont voté lors des deux référendums l’ont fait, et avec la tête, et avec le cœur. Quant à départager la part du rationnel d’avec celle de l’émotif, ce serait perdre un temps précieux que de m’y engager.

Marcel Lapointe

Jonquière

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UNE ANCIENNE FÊTE PAÏENNE

OPINION / Le 24 juin est une fête soulignée par les Québécois depuis bien longtemps et vampirisée par les nationalistes. C’est une ancienne fête païenne et on la célèbre un peu partout en Scandinavie sous le nom de Mid Summer.

Ce que je trouve intéressant dans cette fête est l’appropriation des politiques nationalistes en incluant tout le monde. (...)

Faire danser du monde saoul au rythme de gigues d’origine britannique ne fait pas une nation.

Je vous laisse à vos rêveries, car la réalité est bien ailleurs. Bonne journée !

François Gagnon

Laval