Le maire Jean Tremblay

Que le maire se mette en retrait

OPINION / Il y a un sixième projet, que je placerais celui-là en priorité sur tous les autres, que je recommande instamment au maire s'il a le moindrement à coeur l'intérêt de ses citoyens : se mettre en retrait en mai, dès que son successeur à la chefferie du Parti des citoyens sera connu.
Contrairement au récit de la bible auquel il semble particulièrement s'identifier, non il n'y aura pas de déluge après lui. C'est même le contraire. Son départ sonnera le retrait des eaux troubles qui depuis trop longtemps baignent le paysage politique de la ville.
Qu'il laisse le conseiller Carl Dufour mener à terme la rénovation de la bibliothèque d'Arvida, un dossier qu'il fait progresser efficacement depuis le début.
Qu'il laisse la conseillère Josée Néron faire la même chose pour l'agrandissement du parc de la Rivière-du-Moulin, un projet qu'elle a fait avancer plus que tout autre.
Qu'il laisse au prochain conseil municipal, sous le leadership de la nouvelle mairie, le soin d'évaluer les gros projets que sont la rénovation du Centre Georges-Vézina et l'agrandissement de l'aérogare de Bagotville. Rien ne justifie l'urgence que le maire attribue à son départ.
Avant qu'il ne quitte, il pourrait toujours se consacrer aux travaux d'amélioration du parc Saint-Laurent à Jonquière, car il reconnaît lui-même que ce secteur a été négligé au cours de son long règne.
On doit au moins s'attendre à ce que M. Tremblay se mette en retrait de la vie municipale. Nous pourrions alors librement débattre de politique d'ici l'automne électoral. M. Tremblay pourrait alors faire la découverte miraculeuse que le monde peut continuer de tourner autrement qu'autour de sa propre personne.
Laval Gagnon, Chicoutimi