Que cesse le vacarme !

OPINION / Madame la mairesse (Josée Néron),

Étant un nouveau résidant dans le secteur Port-Alfred, je suis écœuré d’entendre la circulation des trains de marchandises sur les voies de triage en face de chez moi. 24 heures sur 24, 365 jours par année. Je reconnais cependant que la compagnie Roberval-Saguenay a fait des efforts pour améliorer la situation. De plus, les fenêtres fermées en hiver assurent une certaine protection.

Mais voici qu’une autre nuisance sonore a fait son apparition depuis la mi-novembre, soit depuis que la piste cyclable le long de la Baie des Ha ! Ha ! a été prise d’assaut par les motoneiges et les VTT, souvent excessivement bruyants. Plusieurs de ces motorisés, présents surtout en soirée et la fin de semaine, dépassent la vitesse permise de 30 km/h.

Le début de la saison de la pêche blanche a bien sûr accentué la fréquentation de la piste. Certains utilisateurs circulent en groupes et ont tendance à accélérer dans les longues lignes droites, comme celle de la rue où je réside. Cette circulation diminue vers 22 h, mais le repos n’est pas assuré. Dans la nuit du samedi au dimanche, j’ai déjà été réveillé en sursaut par des bolides qui filaient à toute vitesse en faisant littéralement hurler leur moteur. Des voisins m’ont confirmé que de tels « sprints » peuvent ainsi survenir la nuit, mais aucun d’eux n’a jamais, semble-t-il, osé porter plainte officiellement.

Eh bien, c’est maintenant chose faite.

Je déplore la décision de la Ville de Saguenay de laisser le champ libre aux véhicules à moteur sur une voie conçue au départ pour le vélo, la randonnée pédestre et le jogging. Le bon sens voudrait que, l’hiver venu, on y encourage plutôt le ski de fond, la raquette et le fatbike (bicyclette aux pneus surdimensionnés conçue pour rouler dans la neige). Les gens pourraient ainsi continuer à pratiquer des activités de plein air vraiment bénéfiques pour leur santé, tout en évitant de générer pollution sonore et gaz à effets de serre.

Actuellement, les motorisés monopolisent non seulement la piste sur toute sa longueur (4 à 5 km), mais aussi sur sa pleine largeur, décourageant toute autre utilisation. Ils devraient pouvoir se contenter d’accéder à la Baie et à ses cabanes à pêche par les voies d’accès naturelles situées tout au long de son pourtour et qui sont le plus souvent attenantes à des espaces de stationnement.

Dans l’immédiat, la Ville devrait au moins s’assurer que les adeptes de la motoneige et du VTT se conforment à la règlementation municipale afin de préserver la qualité de vie des citoyens résidant sur leur passage, de jour comme de nuit.

Clément Fontaine

La Baie

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DE L'ACCUEIL ET DE LA COMPASSION

OPINION / À un très proche qui me demandait quoi me souhaiter pour la nouvelle année, j’ai répondu, sans penser, spontanément : « De l’accueil, de la compassion. »

Pas de la compréhension.

De la compassion. Accepter l’autre avec ses mystères. Ne jamais oublier que nous sommes aussi étonnants, questionnants pour l’autre, les autres.

Quoi ajouter à cela ? Tout est dit.

On pourrait faire le constat que nous sommes tous seul, avec nos bidules, branchés sur la planète entière.

« On est seul aussi chez les hommes », dit le serpent au Petit Prince. Et St-Exupéry n’avait pas l’Internet dans son avion.

À un autre qui me souhaitait « la santé, la paix, l’amour », j’ai répondu que moi, je lui souhaite de faire du bien à tous ceux et celles qui l’entourent et qu’eux autres en fassent autant pour lui et les siens. C’est mon souhait pour 2019.

Se faire du bien. Parce que l’autre en a autant besoin, sinon plus que toi. Et l’autre n’est pas seulement le proche, le parent, l’ami de longue date ; l’autre, c’est l’humain, tout être humain comme toi, que tu croises sur cette Terre.

Faire du bien à l’autre, et là, je vais tomber dans le piège de la moralisatrice, ce que je ne veux pas, c’est être présent. Un peu comme on peut être présentpour un animal de compagnie, un chien, un chat.... C’est un peu choquant, ces petits êtres-là suscitent plus l’attention des autres que ceux, à deux pattes, comme nous. Enfin. Vous me comprenez.

Bonne année 2019 !

On la mérite tous, toutes.

Pauline Germain

Chicoutimi