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Le Centre d’histoire Sir-William-Price
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Quand on veut tuer un projet

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / Bien que je sois moi-même administrateur de deux OSBL (Organisme sans but lucratif), je ne suis pas, ni de près ni de loin, associé au Centre d’histoire Sir-William-Price ni au Centre d’histoire d’Arvida. Cependant, je comprends leur frustration de voir leur travail de plusieurs années bloqué par une décision politique.

Par Richard Bandford, Saguenay, ex-chef de cabinet de Jean Tremblay

Tout est à recommencer pour ces organismes municipaux, dont le projet de Parcours numérique à réalité augmentée avait été accepté par les élus de l’arrondissement de Jonquière. Il ne manquait plus qu’une signature d’un fonctionnaire de Saguenay pour que cet élément novateur culturel et touristique aille de l’avant. Le projet répondait en tout point aux critères d’admissibilité exigés par Hydro-Québec qui alloue un montant de près de 600 000 $ à la Ville comme compensation pour avoir effectué des travaux d’amélioration de ses infrastructures sur le territoire de la municipalité.

Or, voici que la mairesse Josée Néron refuse en expliquant qu’elle favorise plutôt une consultation populaire, une autre. En politique, tout le monde sait que lorsqu’on veut tuer ou reporter un projet, on le soumet à la consultation populaire.

Sous ce couvert de transparence, Mme Néron cherche à récupérer la subvention d’Hydro-Québec pour réduire les coûts engendrés par les travaux du soccerdôme et ainsi soulager le poids des dépenses municipales. Alors comment des administrateurs bénévoles peuvent-ils réagir devant ce genre de détournement de fonds publics ? On comprend que cette décision renforce encore les divisions au sein du conseil de ville et que la population a bien hâte de s’exprimer au cours de la plus significative des consultations, celle des élections municipales de novembre prochain.