Promesses électorales

OPINION / Pendant cette période préélectorale, les candidats à la mairie y vont de promesses et de projets qui sont aussi intéressants les uns que les autres, mais ils devraient toujours indiquer, chaque fois, d'où viennent les sommes nécessaires à leur réalisation.
Par exemple, dans Le Quotidien du 31 août, Josée Néron promettait le transport en commun gratuit pour les étudiants du niveau collégial et universitaire, comme cela se fait à Sherbrooke, et déplorait que l'UQAC n'avait que 6000 étudiants universitaires, alors qu'on en avait 40 000 à Sherbrooke.
Il faut lui préciser d'abord qu'on retrouve deux universités dans ce coin des Cantons-de-l'Est (Sherbrooke et Bishop's), que le territoire desservi est plus populeux et que tous les étudiants stagiaires en médecine répartis dans plusieurs centres hospitaliers du Québec font partie des effectifs de la faculté de médecine de Sherbrooke.
En ce qui concerne la gratuité du transport en commun à Sherbrooke, l'étudiant en défraie une partie lors de son inscription ; l'institution d'enseignement, une autre ; la société des transports, le reste. Donc, la facture est envoyée à l'institution et à la société des transports qui, à leur tour, vont la refiler aux contribuables par l'entremise des taxes scolaires et municipales. Et les universités vont se tourner vers le gouvernement, donc vers nos impôts. Donc, ce n'est pas gratuit.
On a donc ici une promesse intéressante, mais quand on l'analyse, elle perd du lustre.
Eugène Tremblay
Chicoutimi