Proche aidance et fin de vie des aînés

OPINION / Plus de 95 % des 66 000 personnes québécoises qui décèdent annuellement sont des aînés. Ils sont aptes ou inaptes. C’est donc un dossier qui se doit d’être très important pour la ministre Marguerite Blais.

Chaque décès touche de près une trentaine de personnes, quelques dizaines de proches et de bénévoles, des établissements... Environ 175 personnes décèdent chaque jour au Québec. Ainsi, cela demande une immense masse de services et de soins ainsi que l’engagement des proches de ces finissants de la vie.

L’aidé apte en fin de vie se doit de prendre soin de ses aidants, de ses proches et de ses soignants. En étant au centre des processus d’information et de décision. En étant éclairé et libre dans ses choix, prenant bien soin de les communiquer à tous, joignant à la parole des écrits. Parole passe ; écrit demeure.

L’aidé inapte en fin de vie se doit de prendre soin de ceux qui l’accompagnent et le soignent. En ayant désigné mandataire à sa personne, en ayant rempli et signé ses directives médicales anticipées. Sachant que c’est là un haut et noble acte d’amour et de civisme.

C’est le respect de ses choix éclairés et libres qui unira proches et soignants et qui facilitera le processus de deuil.

Yvon Bureau, travailleur social

Coprésident du collectif Mourir digne et libre