Priorité : mise aux normes des infrastructures

OPINION / M. Marc Asselin, maire d’Alma,

M. Alain Fortin, conseiller,

Membres du conseil municipal d’Alma,

Le quartier des Fleurs est l’un des quartiers les plus recherchés de la ville d’Alma. Au cours des vingt dernières années, de jeunes familles s’y sont installées en raison de la proximité des écoles et du centre culturel et sportif Mario-Tremblay. Le quartier s’est développé au point qu’il ne reste plus maintenant aucun espace à construire. En fait, comme vous le savez, il ne reste presque plus de terrains résidentiels disponibles nulle part dans le centre-ville. L’évolution démographique sera bientôt négative alors qu’elle augmente partout dans les villages de la MRC [de Lac-Saint-Jean-Est].

Pourtant, plus d’une centaine d’unités de logement pourraient s’ajouter au quartier, et la continuité des rues permettrait de l’ouvrir sur la route du Lac et le boulevard Saint-Jude. Trop de rues se terminent en cul-de-sac. Les possibilités de refoulement des égouts et de débordements pluviaux sont réelles et inquiétantes. Nous ne parlerons pas des dégâts que pourrait causer un incendie dans les zones boisées.

Dans un contexte de développement durable et de lutte à l’étalement urbain, alors que partout, les villes et villages cherchent à attirer les citoyens près des installations existantes, la Ville d’Alma fait le contraire et stagne malgré des surplus budgétaires importants. Si de grandes entreprises envisageaient des investissements majeurs, les futurs employés n’auraient d’autres choix que de s’installer en dehors de la ville.

En tant que payeurs de taxes dans le quartier, nous croyons qu’il est urgent de grossir l’égout central entre les boulevards Saint-Luc et Saint-Jude pour éviter des refoulements dans 200 résidences ainsi que dans le centre Mario-Tremblay. Sans cette conduite principale, selon les experts de la Ville, on ne peut pas ajouter une seule unité de logement dans le quartier. Il est tout aussi urgent qu’une station de pompage renforce le réseau souterrain du quartier afin d’éviter d’autres débordements, notamment sur les rues des Glaïeuls et des Orchidées, comme en 2004 et en 2016.

La Ville bénéficie de subventions de plus de 10 millions de dollars des gouvernements supérieurs pour mettre aux normes ses infrastructures et elle dégage d’importants surplus. Il est essentiel qu’elle soit proactive si elle veut demeurer un pôle économique et culturel régional dynamique. Nous espérons la réalisation immédiate de ces travaux incontournables.

Michèle Harvey

Diane Harvey

Pierre Harvey

Sylvie Harvey

Alma

+

LA JUSTICE EST-ELLE AVEUGLE?

OPINION / Avec l’arrivée, certes tardive, du beau temps, la plupart d’entre nous s’affairent à nettoyer pelouse et plates-bandes en rêvant d’un juillet chaud où fleurs et arbres de toutes sortes arrivent à leur plein épanouissement.

Les municipalités ne sont pas en reste et s’activent elles aussi à débarrasser nos espaces communs des traces de la saison morte. Et pendant qu’on plantera et soignera toute cette flore éphémère, du quai d’escale jusqu’au parc Price en passant par la Place du citoyen, espérons, cette année, que les responsables de l’entretien du Palais de justice de Chicoutimi cesseront de nous offrir le spectacle lamentable servi sans gêne aux touristes et aux citoyens, au cœur même d’un espace de vie collectif ; des plates-bandes laissées dans le plus grand abandon où pousse, jusqu’à la graine multiplicatrice, le plus affreux des chiendents. Haut lieu de la magistrature régionale, on finit par se demander quel message cette institution cherche à nous envoyer en traitant l’espace où elle s’élève avec pareil mépris, en faisant comme si cet état de délabrement n’avait pas d’impact sur le milieu de vie où elle s’affaire. Mais peut-être n’est-ce que pour nous rappeler que, comme les personnes responsables de ce gâchis, la justice est aveugle ?

Michel Lemelin

Chicoutimi