Pourquoi Je crois en ma région ?

OPINION / En tant que citoyen de Saguenay, j’ai décidé en décembre dernier d’adhérer au mouvement Je crois en ma région lancé par les organismes de développement de la région.

Avant de le faire, j’ai pris le temps de lire les valeurs véhiculées par le mouvement ainsi que les objectifs pour mieux comprendre. Je voulais savoir à quoi exactement je donnais mon appui. C’est pourquoi j’ai été très surpris par certaines lettres ouvertes récemment publiées dans votre journal, sans compter la chronique de madame Isabelle Brochu, qui ni plus ni moins assimile mon appui à un appui déguisé à GNL Québec.

En lisant sur leur site Web et après une discussion avec certains de leurs représentants, j’ai constaté que ce mouvement ne donne pas son appui inconditionnel à un projet spécifique. Il ne mentionne pas non plus quels sont les grands projets actuels. Ma lettre sert plutôt à lancer un message aux autres régions du Québec et aux investisseurs : nous sommes ouverts à évaluer (et non approuver à tout prix) tous les projets d’envergure qui nous seront présentés avant de porter un jugement, que ce soit pour les projets actuels ou pour les projets futurs.

Compte tenu du BAPE prochain de GNL Québec, je comprends par contre qu’il est stratégique pour les opposants de systématiquement associer tout appui au développement économique à un appui déguisé à cette entreprise. J’aimerais, s’il vous plaît, un peu plus de respect pour ceux qui ont une opinion plus modérée, qui ont confiance dans les instances en place et qui osent prendre la parole publiquement ou par le biais d’un mouvement. Le débat public n’en sera que plus sain.

Roger Dufour

Chicoutimi

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FÉLICITATIONS M. CREVIER ! 

Le conseiller Jean-Marc Crevier est à la moitié de son premier mandat. Dans son cas, l’expérience passée est vraiment garante de la qualité du service qu’il donne à ses citoyens, les organismes de son district ainsi qu’à toute la ville. Je vous prédis une réélection sans opposition. Vous êtes le genre de leader dont la ville a tant besoin, c’est-à-dire tout à l’opposé d’une girouette. Je travaillerais avec plaisir pour vous si vous décidiez un jour d’être candidat à la mairie.

Raoul Simard

Ancien conseiller municipal

SCANDALISÉS ! 

Nous sommes scandalisés, même outrés, par l’article publié le jeudi 23 janvier, « Où sont nos enfants ? ». Imaginons ça ; 156 000 enfants qui ne sont pas dans les services de garde. Tous ces enfants dont les réseaux ne sont pas au courant, et cela, selon l’article, en partie dû au manque de partage de renseignements entre les agences du gouvernement.

Pourquoi notre indignation ? Nonobstant la vulnérabilité possible de certains enfants, les mêmes statistiques donnent lieu à une tout autre conclusion ; 156 000 enfants sont pris en charge par leurs parents. Pourquoi pas une suggestion du ministère de la Famille telle « en guise d’équité, le ministère propose des allocations supplémentaires aux familles qui n’utilisent pas les services de garde ». D’où vient cette pensée maladive que seulement l’appareil gouvernemental puisse prendre soin de mes enfants ?

Il y a quelques années, il y avait une question publique du genre : « Il est 21 h. Savez-vous où sont vos enfants ? » Cette aide parentale aurait au moins la présomption qu’ils ne sont pas les enfants de l’État.

Judith et Douglas Schroeder-Tabah

Saguenay