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Pour un véritable développement de la mobilité au Saguenay

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Le Quotidien
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OPINION / La reconfiguration du réseau de transport en commun effectuée par la Société de transport du Saguenay (STS) en avril 2018, où des lignes ont été rallongées et d’autres éliminées, a fait mal à la STS, alors qu’une partie de la clientèle a déserté le service. D’autres heures qu’on a coupées sur un certain nombre de lignes l’hiver dernier en auront fait fuir encore d’autres. Paradoxalement, on a fait construire des bâtiments et on projette d’en construire de nouveaux qui ne ramèneront pas cette clientèle et n’en attireront pas de nouvelles, à moins que les besoins des citoyens en transport soient véritablement pris en compte. L’ancien réseau de transport, comme il existait avant avril 2018, quoiqu’insuffisant, attirait davantage de clientèle et il aurait dû être augmenté au lieu d’être réduit.

Par Sylvie Dussault, Sylvain Truchon, Myriam Tremblay et Rick Marvin Jean-Pierre, Saguenay

À cet effet, la Politique de mobilité durable 2030, adoptée en 2018, établit les grandes cibles que le gouvernement du Québec s’est données en matière de mobilité durable d’ici 2030. Parmi ces cibles, notons, notamment, celle de permettre à 70 % des Québécois d’avoir accès à au moins quatre services de mobilité durable (comme l’autobus, l’autopartage, le tramway ou le vélopartage). Ensuite, celles de réduire de 20 % le temps de déplacement moyen entre le domicile et le travail et de diminuer de 25 % le nombre d’accidents mortels et avec blessés graves par rapport à 2017.

La politique fait part également de la nécessité de diminuer de 20 % la part des déplacements effectués en auto solo et de réduire de 40 % la consommation de pétrole dans le secteur des transports sous le niveau de 2013. Enfin, on souhaite diminuer de 37,5 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le secteur des transports sous le niveau de 1990 et voir les dépenses brutes des ménages pour le transport être réduites de 20 %.

La politique n’oublie pas les régions et reconnaît que le transport collectif y est déficient et doit y être bonifié afin de stimuler leur dynamisme. Elle reconnaît que les personnes vulnérables, à faible revenu, à mobilité réduite et handicapées doivent avoir accès aux différents moyens de transport dans un souci d’équité. Et avec le vieillissement de la population, les besoins en transport se feront grandissants avec les années

Pour ce faire, la politique prévoit une aide financière aux municipalités afin d’accroître l’offre de transport de 5 % par année (Plan d'action 2018-2023).

Par contre, il est demandé depuis plusieurs années de répartir de façon égale les investissements gouvernementaux dans le réseau routier et le transport collectif, alors que présentement, le transport collectif au Québec ne reçoit que 31 % des investissements (Alliance TRANSIT).

Notons que l’Ontario a choisi, cette année, d’investir 41 fois plus d’argent dans le transport collectif que le Québec, avec des investissements prévus de 61,6 milliards de dollars au cours des dix prochaines années, comparativement à 1,5 milliard de dollars sur dix ans pour le Québec.

Enfin, avec l’électrification des transports, la taxe sur l’essence, qui sert à financer le transport collectif, devra être remplacée par d’autres sources de revenus, comme la taxe kilométrique et la taxe sur l’immatriculation.