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Le Quotidien
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Pour un Sommet de relance

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Opinion / Il y a quelque temps, j’exposais dans une lettre publique les sept grands chantiers qui, selon moi, sont les piliers d’une feuille de route de relance durable du développement de la capitale régionale.

Pourquoi une feuille de route ? La réponse à la question est troublante, mais nécessaire. La Ville de Saguenay, créée en février 2002, n’a pas atteint les seuils de maturité politique, de capacité organisationnelle et d’efficience opérationnelle pour surmonter durablement les défis de développement qui se dressent désormais avec plus d’acuité devant elle, comme les autres villes de plus de 100 000 habitants. Les atavismes et les clivages menacent toujours le plein déploiement de son potentiel et compromettent sa croissance. À terme, avec la joute électorale qui se pointe à l’automne, le partage d’une vision commune devient l’enjeu crucial d’une indispensable cohésion collective.

Voilà qui situe toute l’importance d’un Sommet sur le développement que devrait tenir Saguenay dans la première année du mandat du prochain conseil municipal. Le but ? Donner à la ville l’élan nécessaire en mobilisant et en orientant les élus et les partenaires de la société civile sur une feuille de route claire et praticable. Une feuille de route basée sur la réalisation de sept chantiers. En plus du Sommet, j’en identifie six qui ressortent essentiellement des défis largement reconnus, tels la croissance démographique, l’attractivité, le développement économique, la gouvernance locale et régionale, la fiscalité, les équipements publics et le développement urbain.

Il faut par contre éviter les pièges de ce type de rassemblement de représentants de toute provenance. Certains sommets y sont tombés, dont le dernier de niveau régional, organisé par le gouvernement Couillard en 2017. Notamment une organisation contrôlée étroitement par le gouvernement, en l’occurrence. Notamment une distribution hors saison de cadeaux de Noël. Notamment de longs palabres et peu de réalisations concrètes.

C’est pourquoi il faut impérativement que soient confiés l’organisation, la tenue et le suivi du Sommet de développement à ce que j’appelle un Cabinet de pilotage stratégique. Il doit être doté de la marge décisionnelle, de l’expertise et des ressources humaines et financières appropriées. Comme tout centre de pilotage, il aura comme objectif stratégique de bien cerner et documenter les chantiers et de faire émerger une vision commune et partagée de la feuille de route.

Il est donc essentiel que dès le départ, les responsables du cabinet stratégique puissent paramétrer les chantiers afin de guider efficacement les participants au Sommet. Les paramètres influeront le cas échéant sur la composition du Cabinet de pilotage, qui pourra ainsi faire appel à des expertises de diverses sources selon les besoins de chaque chantier.

Le Cabinet pourra être composé d’un nombre raisonnable d’élus, de représentants de la société civile et d’experts de divers secteurs, dont le milieu universitaire. La personne occupant la présidence devra être judicieusement choisie, car elle incarnera la mission du Sommet et la crédibilité de son travail.

Je reprends, en les énumérant seulement, les six chantiers: une opération de marketing territorial pour l’attractivité de la ville, la création d’une nouvelle instance de gouvernance régionale, un plan de soutien à la relance du développement de la région, la constitution d’une commission municipale sur la gouvernance de Saguenay, l’optimisation de l’administration municipale et le développement de l’économie du savoir.

Laval Gagnon

Chicoutimi