Pour un contrôle des armes à feu

OPINIONS / La sécurité ! Est-ce question de posséder une arme ? La controverse s’intensifie sur ce sujet brûlant et turbulent aux États-Unis. Où en sommes-nous !

Oui, l’on peut vouloir exercer un contrôle serré des armes en imposant des règles, des lois, voir même en bannir certaines (comme les armes automatiques). Mais comment y parvenir ?

Près de 35 % des foyers américains abritent une arme chez eux. Une estimation récente indique que plus de 200 millions d’armes à feu sont en circulation aux États-Unis. Environ 35 000 décès sont liés aux armes, divisés entre des suicides et des homicides.

Ce qui est aussi problématique dans ce contexte, c’est ce marché gris, comme il est appelé, c’est-à-dire la contrebande d’armes transigées dans le monde et qui représente des centaines de millions de dollars. Toujours en croissance, mais totalement hors contrôle.

La question se pose et est tout à fait légitime compte tenu de cette croissance anormale du nombre de tueries aux États-Unis, bien que le deuxième amendement confère dans la constitution des États-Unis d’Amérique la possibilité pour le peuple américain de constituer une milice bien organisée pour contribuer à la sécurité d’un État libre et qui garantit en conséquence à tout citoyen américain le droit de porter des armes.

Comment réduire ou exercer un contrôle des armes à feu, de leur utilisation et modifier cet amendement ? Rien de simple !

Cette tâche s’avère colossale et déterminante dans ce débat entrepris par différents intervenants, groupes, partis, compagnies, élus et même par le président. Les enjeux sont très grands et représentent un marché de plusieurs milliards de dollars.

D’ailleurs, le grand échec de Barack Obama, entre 2008 et 2016, c’est de ne pas avoir réussi à mettre en place une législation stricte sur leur contrôle, leur vente, leur utilisation, etc. Oui, il y a bien eu quelques décrets de signés en 2016, dont la portée est très limitée et sans grand pouvoir.

Rien n’a vraiment bougé depuis et l’impasse persiste encore plus avec les idées et comportements du président actuel qui va à l’inverse d’une réduction et d’un contrôle des armes. Un paradoxe total et aveugle.

Incontestablement, nous sommes majoritairement d’accord pour que des modifications drastiques s’imposent dans ce houleux débat des armes, mais il est encore plus essentiel de miser sur l’éducation, la prévention et l’utilisation. Mais avant tout, l’État doit agir sur le comportement, établir des normes encadrant entre autres l’état mental des acheteurs, leurs antécédents et leur capacité à être responsable.

Denis Lefebvre

Saguenay

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AVORTEMENT : LE DROIT DU BÉBÉ À NAÎTRE

Réaction à l’article intitulé « Sur la question de l’avortement » publié en page 9 du Quotidien du vendredi 2 août 2019.

Deux députés libéraux fédéraux font l’apologie de l’avortement avec l’emphase habituelle sur le droit des femmes à disposer de leur corps. Le droit du bébé à naître est où, lui ? Grâce à des dessins truqués de l’Allemand Ernst Haeckel, on nous a enseigné pendant des décennies que le « fœtus » passait par un processus évolutif semblable à un poisson, une salamandre, une tortue, etc. Même après que Ernst Haeckel fut trouvé coupable d’avoir « arrangé » des dessins pour tromper, nos lieux d’enseignement ont continué à propager le mensonge pendant plus de 20 ans.

Scientifiquement, ça fait longtemps qu’on sait que c’est un bébé qui est dans le ventre de la maman. Un autre argument classique : oui, mais si la femme a été violée ? Le Dr Brian Clowes, des États-Unis, a compilé les raisons évoquées pour se faire avorter sur un total de 122 083 avortements. Pour éclairer la lanterne de tous les libéraux fédéraux, sachez que moins de 1 % des avortements est relié à un viol.

Bravo aux conservateurs qui défendent le plus faible, le bébé. Mais les bébés à naître ne votent pas, alors les libéraux fédéraux doivent rentrer dans le rang et calquer leurs pensées sur Justin Trudeau, ou bien ils seront réprimandés sévèrement et certainement rétrogradés. La vie humaine devrait dépasser toute forme de partisanerie politique.

Jacques-André Fortin

Dolbeau-Mistassini