Pour la décentralisation de la fonction publique

OPINION / Le 15 janvier 2020, l’éditorialiste Marc St-Hilaire publiait un texte titré «Allons chercher nos fonctionnaires». Il y plaidait, à raison, l’importance pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean d’obtenir sa juste part des emplois de la fonction publique.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) demande une décentralisation des emplois de la fonction publique vers les régions depuis bien longtemps. En 2015, nous avons parrainé une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) qui démontrait tous les avantages économiques des régions, vivant en partie du tourisme ou de l’exploitation des ressources naturelles, d’obtenir leur part des emplois de la fonction publique. Le SFPQ a toujours dénoncé, à travers les dernières décennies, les multiples suppressions de postes dans les régions par les différents gouvernements, tout en déplorant la perte de services de proximité que cela représentait pour celles-ci.

Nous avons toujours appuyé la volonté du premier ministre François Legault de créer 5000 postes supplémentaires en région. Cependant, le gouvernement estime qu’il aura de la difficulté à recruter le personnel nécessaire dans les différentes régions. Dans un document interne du Secrétariat du Conseil du trésor destiné à la préparation de la mise en œuvre de ce projet, on retrouve, dans la section « Enjeux », les deux éléments suivants : plusieurs emplois restant vacants en région et la difficulté à recruter. Cela s’explique par la conjugaison de la rareté de la main-d’œuvre pour plusieurs corps de métier et de la faible compétitivité des rémunérations offertes dans la fonction publique québécoise. Ce retard salarial, démontré année après année par une étude de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), rend difficile le recrutement pour les postes offerts par la fonction publique du Québec partout sur le territoire.

En bref, même si le gouvernement souhaite profiter des départs à la retraite, actuels et futurs, à Québec et à Montréal, pour transférer ces 5000 postes dans les régions, il fait part de son incertitude à pouvoir les combler. Nous souhaitons vivement que les régions puissent compter sur de bons services publics et sur les emplois stables qu’ils représentent. En outre, étant donné que nous payons tous les mêmes impôts, il nous semble normal que toutes les Québécoises et tous les Québécois reçoivent les mêmes services publics, peu importe où ils se situent sur le territoire.

Christian Daigle

Président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

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HOMMAGE À UN GRAND CITOYEN

Permettez-moi de rendre un hommage bien senti à un grand citoyen de Chicoutimi-Nord. Marc Laflamme s’est éteint, il y a quelques jours, à l’âge de 62 ans. Propriétaire de la Boulangerie Chicoutimi-Nord pendant une trentaine d’année, il a toujours eu à cœur le développement et l’animation du centre-ville au bas de la rue Roussel. À cet effet, il a été l’artisan principal, en 2019, d’un projet qu’il caressait depuis assez longtemps, soit la réorganisation et la modernisation de l’Éco-Fripes Roussel dans l’ancienne Quincaillerie Brassard, en même temps que la relocalisation du Service Budgétaire et communautaire dont il a été un membre très actif du C.A., pendant au-delà de vingt ans. Il mérite de se reposer, mais c’est un peu tôt pour les personnes qui l’aiment encore. Il nous manquera.

À son épouse et à sa fille et à tous les siens, mes plus sincères condoléances et l’assurance de mon amitié

Sœur Marlène Proulx

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TOUT DU MONT VALIN

L’annulation récente du tour du mont Valin en ski de fond peut sembler sans importance à plusieurs personnes. J’entends plutôt à cette occasion une sonnette appelant à des actions urgentes de la part des organismes leaders dans notre ville.

Je connais bien l’événement, car j’y ai participé 26 fois. Pour apprécier son importance, il faut se placer haut et regarder loin. De haut apparaît un objectif plus ou moins en cours de réalisation, dont la pertinence est évidente : Saguenay, métropole nordique, lieu de prédilection pour les sports de neige et de glace, dotée dans ces sports d’événements à caractère national, voire international (par rapport au nord-est américain proche, quelque 30 millions de personnes).

En regardant loin, dans l’espace et le temps, on voit de par le monde les lieux de sports nordiques traditionnels très affectés par le réchauffement climatique. D’où, un relais à prendre, ici, maintenant, en vue de retombées futures sur l’économie et la qualité de la vie dans notre ville.

C’est dans cet esprit que j’invite la Ville, l’UQAC, les cégeps, la Sépaq (soit le gouvernement québécois), Le Quotidien, à agir, ensemble, selon cet objectif. Suis tanné de voir des leaders (telle la directrice du Tour du mont Valin) ramer tu-seuls (sic) à contre-courant.

Pierre Tremblay

Chicoutimi