Population insensible

OPINION / Les trois prochaines lettres sont en réaction à la chronique de Sébastien Lévesque, publiée le 13 mai et intitulée Faire souffrir « pour le fun ».

Bonjour et merci pour cette chronique. Elle est tout à fait à propos puisque les trop nombreux festivals de rodéo commenceront bientôt.

Ces activités ne cesseront malheureusement pas. Elles sont fréquentées principalement par des retraités pleins aux as qui s’y rendent dans leur luxueux véhicule récréatif stationné dans un champ vague loué à un agriculteur qui veut rentabiliser sa ferme.

C’est aussi une source de revenus appréciable pour les municipalités et les organisateurs. Leur sens de la créativité est limité à trouver des bœufs et des chevaux ringards, applaudis par une bande d’abrutis assis sur une botte de foin ou une glacière remplie de canettes de bière qui finiront par être abandonnées sur le sol.

Merci encore d’essayer de sensibiliser une population insensible !

Antoine Tremblay

Chicoutimi

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PROPOS PERTINENTS

OPINION / Vous n’avez pas à vous excuser pour vos propos que je trouve pertinents. Quand la souffrance des uns est utilisée pour le divertissement de certains, c’est déplorable. Ceux à qui s’adressent vos propos, malheureusement, pour la grande majorité, ne lisent pas et ne se documentent pas. Leur monde est un monde parallèle. La plupart sont proprios de pickup, insensibles aux GES ; chasseurs avec des fusils les plus performants qui donnent peu de chance au gibier. La plupart sont des amateurs de sensations fortes, excités par la souffrance de l’animal, propriétaires de chiens dangereux, avec propension pour la propagande de groupes comme La Meute.

Marcel Lapointe

Jonquière

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AIMONS-NOUS D'ABORD

OPINION / Il faut aimer et respecter les animaux, et il faut les défendre, car ils sont trop bêtes pour le faire eux-mêmes. Et l’effet pervers de cette mode animaliste, c’est que certains en viennent à défendre les pitbulls qui tuent des humains et à menacer les proches des victimes qui s’en plaignent. Ils aiment tellement les bêtes qu’ils en oublient d’aimer leurs congénères. « Aimez-vous les uns les autres », ils ne connaissent pas ?

Qui souffre le plus : le cochon graissé ou celui qui se fait massacrer à grands coups de poing sur la glace, par tous les Laraque de ce monde ? Et pourtant, les humains sont doués d’émotions. L’amour des animaux mène certains au fanatisme et à la haine des humains.

Et comment se comportent les animaux entre eux ? En général, dans la violence.

Une moitié des animaux sur terre tuent et dévorent l’autre moitié depuis la création. Sans anesthésie, sans vergogne et sans foi ni loi. La violence et le stress sont les bases de la vie animale, c’est le créateur qui l’a voulu ainsi. Sauf dans les films de Walt Disney et dans les cercles animalistes.

Aimons les animaux, mais sans fanatisme, et aimons-nous les uns les autres en tout premier lieu. Heureusement, étant plus sensibles et plus intelligents que les bêtes, les humains ont adopté une loi sur le bien-être animal. Le contraire étant évidemment impossible.

Michel Favreault

Sainte-Ursule

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LES PIÉTONS

OPINION / Le bilan routier 2018 de la SAAQ trace un portrait peu reluisant pour les piétons, qui furent encore plus nombreux à perdre la vie sur nos routes, tandis que les accidents mortels des automobilistes sont encore à la baisse. Ce constat semble devenir une nouvelle norme, puisqu’en 2017 aussi les piétons ont perdu la vie en plus grand nombre que l’année précédente, alors que les automobilistes ont été plus épargnés.

De plus en plus de piétons happés par les automobilistes font les manchettes de nos médias. Avec la montée du parc automobile au Québec, devrons-nous tenir pour acquis que dorénavant, les piétons seront de plus en plus vulnérables, particulièrement dans nos villes ? Peut-on affirmer qu’un véritable décompte des piétons est amorcé ? Que leur vie est de plus en plus menacée ? Hélas, je réponds oui ! Et pour verser dans l’ironie, je dirai que les piétons sont en train de devenir une race en voie d’extinction.

Alors, saluons toutes les initiatives qui ont pour objectif de mettre la pédale douce à la circulation automobile sur nos routes.

Et je dis à mes compatriotes piétons : marchez encore à votre aise dans les villes, mais prenez garde, on vous a de moins en moins à l’œil.

Yvan Giguère

Saguenay