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Politique municipale: le bilan 2020 de Dominic Gagnon

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Le Quotidien
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OPINION /  Sur la scène municipale, l’année 2020 a débuté dans la controverse alors que le budget a été adopté in extremis avec une augmentation des taxes au-dessus de l’inflation. Quelques semaines auparavant, dans un coup d’éclat, les conseillers indépendants avaient rejeté la première mouture du budget en guise de protestation à la suite de l’annonce d’une maigre correction de leur faramineuse augmentation de salaire.

Par Dominic Gagnon, ex-chef du parti Alliance Saguenay

Le plomb dans l’eau à Saguenay a aussi préoccupé les citoyens. La Ville ne sait toujours pas si elle possède des conduites d’eau en plomb à certains endroits. Après études, des abreuvoirs de plusieurs écoles de Saguenay ont encore dû être récemment condamnés.

Puis, la pandémie est venue chambouler nos vies. Le virus est entré dans nos CHSLD et ce fut l’hécatombe. Nos hôpitaux sont devenus des milieux d’éclosion. Les écoles ont suspendu leurs cours. Même le Service de police de Saguenay n’a pas été épargné. Les équipes de hockey, dont les Saguenéens, ont été mises sur pause et les restaurants ont dû fermer leurs portes. La deuxième vague aura frappé fort, faisant de notre région la zone la plus contaminée au Canada !

Comme si ce malheur n’était pas suffisant, nous avons récemment eu droit à une augmentation de taxes foncières de près de trois fois l’inflation à Saguenay, alors que la plupart des grandes villes du Québec et de la région gelaient leur compte de taxes pour donner un peu de répit à leurs citoyens. Et comme si ce n’était pas assez, les élus de Saguenay se sont voté une autre augmentation de salaire pour le 1er janvier 2021 !

L’asphaltage de nos rues aura encore été déficient en 2020, sauf, bien sûr, tout autour de la résidence principale de la mairesse.

Puis, coup de théâtre en cette fin d’année : Michel Potvin, le bras droit de Josée Néron, a décidé de quitter les rangs de son parti politique, l’Équipe du renouveau démocratique, par conviction. Mme Néron en a vite profité pour s’autoproclamer une seconde fois présidente de Promotion Saguenay, et ce, à l’encontre de son propre programme électoral !

Récemment, sans grande surprise, l’éléphant blanc d’amphithéâtre de la mairesse, inéligible dès le départ au programme d’aide financière PAFIRS, ne s’est pas qualifié pour les subventions gouvernementales. Par entêtement, l’administration Néron aura donc perdu de 20 à 25 millions $ en subventions pour d’autres projets éligibles.

Finalement, le projet du soccerdôme aura eu lui aussi du plomb dans l’aile en 2020. Après avoir rapatrié le projet à son cabinet, la mairesse a reçu deux poursuites pour comptes impayés par les firmes de génie et d’architectes sous contrat. Pris à la gorge, on compte désormais déshabiller le projet de sa piste de course afin de trouver des soumissionnaires qui, pour 25 M $, auront l’audace de construire l’édifice sur un terrain marécageux acquis au coût de 2,3 M $, sans aucune étude de sols au préalable !

Mais heureusement, le ciel s’éclaircit pour 2021. En effet, on fondera beaucoup d’espoir sur le vaccin contre la COVID-19 qui pourra sonner le glas de cette pandémie, mais surtout, une élection municipale salutaire pourrait enfin mettre un terme à l’embourbement, au cafouillage et aux dépenses excessives de notre administration municipale. Demeurons confiants, ça va bien aller !