Pinte ou demi-pinte?

OPINION / Il y a au Canada deux systèmes de poids et mesures qui ont cours légal : impérial et métrique.

Sauf quand on sert de la bière ! On trouve alors une nouvelle mesure : la « pinte » de 20 onces. Au départ, le système anglais proposait le gallon de 160 onces fluides, qu’on pouvait séparer en quatre pintes ; chacune de ces pintes de 40 onces pouvait se séparer ensuite en deux chopines de 20 onces. Or, on a du nouveau si on commande une « pinte de bière » : on reçoit un verre de 20 onces !

Ce qui fait qu’on n’a que la moitié de ce qu’on a commandé sur le menu ; il nous manque donc la moitié de la commande. Ce qu’on appelle une « pinte de bière » n’est donc qu’une chopine en réalité ; puisqu’on vous vend une « pinte », demandez alors un autre verre de 20 onces, pour un total de 40, ce qui serait conforme au cours légal.

Si cela ne vous fait ni chaud ni froid, je vous invite à venir faire le plein de votre auto dans ma future station d’essence, où je vous servirai des litres d’essence de 500 ml.

Jean-Pierre Vallée

Trois-Rivières

Un pont avant un amphithéâtre

OPINION / Devant les coûts qu’implique un nouvel amphithéâtre, cela pourrait payer une grande partie des coûts d’un nouveau pont et il serait beaucoup plus rentable à long terme pour l’économie régionale considérant l’avenir qui s’annonce dans le futur du développement industriel qui est appelé à se faire dans le secteur du port de Grande-Anse. Ainsi, avec les projets de BlackRock, GNL-Québec, Arianne Phosphate et les autres entreprises qui vont venir s’installer par effet d’entraînement et qui vont augmenter l’activité économique de la région, il faut avoir une vue d’ensemble au-delà de l’engouement provoqué par une bulle médiatique qu’un président de ligue de hockey de niveau junior majeur, qui ne remplit même pas un vieil amphithéâtre, a provoqué par un simple commentaire.

Ne faisons pas le même gaspillage de fonds publics qui a été fait pour le Centre Vidéotron à Québec, dont on connaît tous les acteurs qui ont pris cette décision sur la base d’espoirs non garantis, d’un mirage de retour d’une équipe de la LNH par le silence de Gary Betman. Les résultats démontrés jusqu’à maintenant sur l’achalandage et la rentabilité en font un autre éléphant pas mal blanc. Le Centre Georges-Vézina remplit toujours ses fonctions et si certains ont succombé à l’envie du nouveau, et bien qu’on rénove à l’intérieur pour ne pas avoir rénové inutilement cet édifice à coups de millions ces dernières années, sinon ça serait de la pure perte. Avec une nouvelle bâtisse, on va alourdir la charge fiscale des contribuables en entretien de deux bâtisses sous-utilisées. Les systèmes techniques sont tous remplaçables, il suffit de se retrousser les manches et faire preuve de compétence en entretien technique plutôt que de tout reconstruire en neuf.

Je suis bien content de la récente décision du conseil d’arrondissement de Jonquière qui est responsable et sage. Le site de l’ancienne gare ferroviaire doit mettre en valeur les lieux sur le plan fonctionnel et bénéficier au centre-ville dans la philosophie de préservation de leur activité économique selon des critères pertinents compatibles avec les activités qui s’y déroulent et l’interaction économique qui s’y déroule et en ce sens, je salue l’approche de la présidente de l’arrondissement de Jonquière, Mme Julie Dufour.

Le trafic sera appelé à augmenter vers l’est de Chicoutimi via les boulevards St-Jean-Baptiste et l’autoroute 70. Un pont du côté est du centre-ville avec une voie de contournement de Chicoutimi-Nord viendra alléger le trafic sur le pont Dubuc, les boulevards Ste-Geneviève, Tadoussac, St-Paul et Saguenay pour transiger avec ce nouveau parc industriel ainsi que celui de la Côte-Nord vers ce parc et en direction de Québec. Considérant le développement maintenant mis en branle avec les investissements reliés au site de dépôt de résidus de bauxite pour prolonger les opérations de l’usine Vaudreuil pour un avenir prévisible de 30 ans, la pertinence d’un pont de ce côté du centre-ville s’en trouve tout autant augmentée et confirme plus fermement qu’il s’agit de la meilleure option.

Si le gouvernement n’a les moyens de satisfaire que les besoins minimaux du développement de nos infrastructures pour mettre en place les conditions de notre développement économique à long terme, il devra faire des choix en ce sens, soit de mieux utiliser nos ressources déjà en place et s’en contenter et développer celles qui sont plus rentables pour la population. Quand ces industries seront en place et qu’il faudra refuser du monde presque à chaque match, ce sera le signe que l’économie va assez bien pour se permettre un nouvel amphithéâtre de hockey.

Pierre Charbonneau

Arvida