PFR réplique aux élus

OPINION / Nous souhaitons publier cette note, ce matin, en réponse à la sortie de messieurs Brunelle-Duceppe, Asselin et Paradis dans l’édition du 17 juin 2020 du Quotidien.

Au cours de cette sortie, les trois élus ont interpellé Produits forestiers Résolu (PFR) pour son manque de transparence quant aux décisions qu’elle a prises et qui se sont malheureusement soldées par la fermeture temporaire de machines à son usine d’Alma.

Or, c’est en toute transparence et en pleine crise sanitaire que la haute direction de PFR a rencontré ces mêmes élus il y a à peine trois semaines. C’est également en toute transparence que nous maintenons un dialogue ouvert et constant avec nos employés, représentants syndicaux et autres parties prenantes afin de les informer de l’évolution des marchés des produits du bois, et ce, même en contexte de pandémie.

Oui cette pandémie nous fait mal. Dans un secteur déjà fragilisé, nous avons vu la demande de papier être réduite de plus de 40 % depuis le début de la crise et bien que nous nous appliquions à maintenir l’intégrité de nos activités, nous avons dû prendre certaines décisions difficiles.

Il est vrai que des programmes existent afin de soutenir les entreprises qui souffrent de la crise sanitaire, cependant, PFR ne peut s’en prévaloir. Ces programmes se basent sur les résultats financiers d’une entité légale au courant d’une période donnée et ne permettent pas la ségrégation par usines affectées ou même par segments d’affaires «impactés».

Nous apprécions l’offre de support du député de Lac-Saint-Jean. La modification de ces programmes est certainement un bon point de départ, mais il ne faut pas oublier aussi l’appui dont nous avons besoin dans le dossier du conflit sur le bois d’œuvre – qui est de juridiction fédérale — afin d’améliorer nos liquidités et favoriser les investissements. Alors oui, maintenons le dialogue.

Mais trouvons du positif dans tout cela. Bien que PFR soit très sensible à l’incertitude que génère cette période pour ses travailleurs et aux impacts qu’ont les mises à pied sur les familles, il faut admettre que la grande région du Saguenay-Lac-Saint-Jean se trouve passablement épargnée par les affres de cette crise. Aucun arrêt d’usine complet n’a été décrété; nous poursuivons l’exploration de projets porteurs comme le filament de cellulose et la transition vers le papier SCA+ à Kénogami; nous entamons la phase deux d’investissements aux Serres Toundra à Saint-Félicien; nous avons maintenu des emplois durant l’arrêt planifié à notre usine de Dolbeau; nous avons redémarré les opérations forestières et les scieries de la région sont en pleine opération.

Alors qu’à l’échelle du globe, nous assistons à des dizaines de fermetures de papetières et de scieries et à des milliers de mises à pied, PFR maintient au Québec et dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean un niveau d’activités qui lui permet de demeurer un moteur économique important. Il est donc critique qu’employeurs, employés et élus demeurent solidaires et que nous continuions à agir de façon responsable afin de préparer l’avenir et de continuer à créer de la richesse.

Louis Bouchard

Directeur principal — Affaires publiques et relations gouvernementales — Canada

Produits forestiers Résolu