Parler français? Why?

OPINION / On a beaucoup parlé il y a quelques semaines du « bonjour/hi » et on a poussé des grands cris pour rappeler que le Québec est français et qu’il faut privilégier le français et non opter pour le bilinguisme, auquel cas il est évident que c’est le français qui sera perdant.

So what ?

Malgré ces grands cris poussés, on entend régulièrement dans les entrevues à la télévision des invités et animateurs ne pas se gêner pour nous inonder de mots anglais dans leurs commentaires. Je n’en citerai que quelques-uns entendus dimanche soir : « backstage, weird, loin de leur prime, stunt, roadie, full equipped, je les deletais » et ainsi de suite… Cet échantillon pris sur une période d’à peine 180 minutes en période de grande écoute nous démontre à quel point nous nous anglicisons sans même nous en rendre compte et je parle ici de communicateurs scolarisés qui gagnent leur vie avec le français.

Chacun dira, pour se déculpabiliser, qu’il n’a utilisé qu’un seul mot et que ce n’est pas grave. En effet, il n’y a rien de grave de parler français avec des mots anglais, ce n’est que le début de la fin.

Il y a quelques semaines, une jeune chroniqueuse à une émission de fin d’après-midi racontait, à ma grande surprise, que les jeunes aiment parler français avec des mots anglais, ce qui n’est guère surprenant vu le manque de rigueur de leurs aînés.

Je serais tenté de reprendre les mots du député de la CAQ qui a commencé son intervention lors de la manifestation pour les chantiers maritimes avec ces mots : Wake up !

Est-ce que quelqu’un va se lever debout ou faut-il écrire tout de suite : THE END

Pierre Lincourt, l.n.d.

Chicoutimi

Roberval n’est pas en Sibérie

OPINION / Si vous avez regardé le nom au bas de l’article, vous devez peut-être vous dire qu’il va encore nous parler de politique. Eh bien non, je vais vous entretenir de ma région, le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Pour y être né, y avoir vécu, travaillé et fondé une famille pendant plus de cinquante ans, je peux affirmer que je connais très bien cette région. 

Ce qui me fait vous en parler aujourd’hui, c’est cette publicité de Mazda qui se vante d’éprouver leurs voitures dans des conditions hivernales extrêmement difficiles de cette région. Je peux comprendre que pour beaucoup de monde, c’est un paradis pour les sports d’hiver, en particulier pour la motoneige, mais pour moi, ça m’a carrément choqué de voir cette publicité très limitative.

Pour des raisons personnelles, j’ai eu à me rendre très souvent partout au Lac-Saint-Jean, même en hiver et j’ai toujours réussi à retourner chez moi avec ma voiture. Le lac Saint-Jean n’est pas l’océan arctique et à ce que je sache, Roberval n’est pas en Sibérie. 

À ce sujet, il n’y a pas dans ce comté un député du nom de M. Philippe Couillard qui aurait pu, au moins, réagir en mettant de l’avant bien d’autres charmes de son coin de pays du point de vue touristique. Notamment, qu’on peut s’y rendre en tout temps de l’année !

Si certains citoyens ont pu trouver intéressant que l’on parle d’eux dans une publicité télévisée, je vous suggère de mesurer l’impact de leur propos avant de l’approuver.

Yvon Lavoie

Granby

Un référendum inutile

OPINION / L’idée d’un référendum sur le tramway dans la ville de Québec est ridicule. On va demander aux citoyens s’ils acceptent de se faire payer 90 % d’un transport structurant par les autres contribuables. Comment pourrait-on perdre un tel référendum ? On devrait consulter ceux qui paient la facture si on veut être honnête et si on ne veut pas juste gaspiller de l’argent pour permettre à l’opposition de faire son spectacle en plantant les politiciens qui proposent ou appuient le projet.

On sait que le tramway n’était pas le projet de Régis Labeaume lors de son élection, mais le projet de ses opposants, ce qui a de quoi les faire rager. Mais M. Labeaume a vu une opportunité de faire assumer en grande partie la facture d’un tel projet par les contribuables du Québec et du Canada. Notre facture de taxe sera à peine touchée. Faire un référendum local sur le sujet serait du pur gaspillage.

Ou alors on propose aux Québécois de choisir entre ça et le troisième lien, lequel augmenterait la valeur des immeubles de la rive sud au détriment de ceux de la rive nord ? M. Labeaume travaille généralement pour sa ville et ses citoyens et non pour stimuler l’économie de la ville de Lévis. Le troisième lien est donc de peu d’intérêt pour lui.

Jeannot Vachon 

Québec