Parfum de sécheuse versus boues rouges

OPINION / M. Claude Villeneuve, notre sommité en environnement et en développement durable qui se spécialise en travaux de terrain en sciences de l’environnement, s’intéresse davantage à l’impact des « parfums de sécheuses » qu’à l’impact de l’assèchement des boues rouges initié par Rio Tinto (RT) en milieu urbain, qui dégagera l’émission de poussières émanant de résidus de bauxite hautement toxiques.

Pourquoi ce projet de RT n’a-t-il jamais soulevé de passion et de prise de position de sa part depuis que la multinationale a annoncé un projet d’agrandissement de son site d’entreposage de résidus ?

Pourquoi le maintien de la zone verte du Boisé Panoramique, protégeant des milliers de résidants des impacts négatifs des activités du Complexe Jonquière, ne l’interpelle pas ?

Serait-ce de l’aveuglement volontaire ? Sinon, il serait des plus appropriés que notre chaire en éco-conseil et son éminent directeur se prononcent scientifiquement sur ce projet et soumettent des recommandations pour protéger la santé publique et l’environnement.

Hélène SavardChicoutimi

Pour une véritable reconnaissance en éducation

OPINION / Enfin, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, tient compte de la contribution significative du personnel de soutien dans la réussite éducative des élèves. C’est ce que nous avons pu constater lors du lancement de l’Ordre de l’excellence en éducation du Québec visant à souligner le dévouement du personnel de l’éducation. Pour une fois, cette reconnaissance touchera également le personnel de soutien, des travailleuses et des travailleurs qui méritent d’être reconnus.

Le fait qu’il donne en exemple la secrétaire qui s’occupe des élèves, dont celles et ceux qui ont des maux de tête, a été particulièrement apprécié. Il semble enfin avoir compris que lorsqu’il s’agit d’accompagner et de soutenir nos jeunes sur le chemin de la réussite éducative, toutes les interventions ont leur importance. Celles effectuées par le personnel de soutien sont peut-être moins visibles, mais elles n’en demeurent pas moins essentielles. Lorsqu’on s’arrête à considérer les multiples tâches accomplies en une journée par le personnel de soutien dans une école, on ne peut qu’être reconnaissants pour l’ampleur du travail accompli.

C’est dans cet esprit que la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ) a mené, au cours des derniers mois, une importante campagne de valorisation de ses membres. Il faut savoir que chaque jour qu’il passe à l’école, un élève croise du personnel de soutien à une vingtaine d’occasions. Nos membres font partie de la vie quotidienne des élèves.

Dans le cadre de notre campagne de valorisation, nous avons fait parvenir une carte postale différente chaque jour, durant 81 jours, au ministre de l’Éducation pour qu’il reconnaisse nos 81 classes d’emplois. Nous sommes heureux de constater que cette correspondance, malheureusement à sens unique, n’a pas été vaine. L’exemple choisi lors de sa conférence de presse nous porte à croire que notre message a finalement été entendu. Espérons que c’est bien le cas.

Nous avons cependant un bémol à exprimer à l’égard de cet Ordre de l’excellence en éducation. C’est bien beau la remise de médailles à quelques personnes méritantes œuvrant en éducation, mais nous demeurons convaincus que c’est l’ensemble du personnel qui mérite d’être valorisé. Parce que sans l’apport de tous ces gens, l’école ne serait pas ce qu’elle est !

Mais une telle valorisation nécessite plus que la remise de quelques médailles. Elle passe par l’amélioration notable des conditions de travail de l’ensemble du personnel de l’éducation. Un tel effort est plus exigeant pour un ministre de l’Éducation, mais le résultat est beaucoup plus valorisant pour celles et ceux qui sont concernés.

Plus particulièrement, pour ce qui concerne le personnel de soutien scolaire, nous invitons le ministre à faire un pas de plus dans sa volonté de reconnaissance en bonifiant nos postes. En effet, plus de la moitié d’entre nous occupe un poste à temps partiel, alors que nous sommes à 80 % des femmes. Entre recevoir une médaille ou obtenir un emploi moins précaire, nous vous laissons deviner ce que nous préférons, Monsieur le Ministre. Une médaille, ça fait toujours plaisir, mais un bon emploi, ça change une vie.

À vous de nous exprimer vraiment votre reconnaissance.

Mélanie Renaud, vice-présidente

Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)