Oui, je crois en ma région

OPINION / Le mouvement qui se nomme Je crois en ma région veut me faire croire que je dois absolument y adhérer afin de prouver que je suis un vrai régionaliste. Eh bien voici ma vraie définition de quelqu’un qui y croit et qui respecte cette merveilleuse région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Je suis natif d’un petit village à la campagne nommé Saint-Coeur-de-Marie. Après mes études, au début des années 80, les temps étaient difficiles pour les emplois. J’ai dû aller travailler à Ottawa, mais j’ai eu la chance de revenir m’installer dans ma région, me marier et j’ai maintenant trois grands enfants et quatre petits-enfants.

J’ai été impliqué dans La Fabuleuse histoire d’un Royaume pendant sept ans à titre de comédien, avec ma conjointe et mes trois enfants, qui étaient très jeunes à ce moment, et de façon bénévole et engagée. J’ai été pompier volontaire dans ma municipalité pendant cinq ans, président d’une Saint-Vincent de Paul, cofondateur d’un remarquable festival appelé le Rassemblement du patrimoine motorisé (RPM) de Saint-Bruno, initiateur de la mégavente de garage à titre de président de la Société de développement de Saint-Bruno, sans compter les différents comités auxquels je participe encore à ce jour. 

J’ai dû me déplacer à l’extérieur à plusieurs reprises à mes frais, afin de promouvoir les activités auxquelles je croyais. Je suis allé à Québec, à Saint-Hyacinthe et en Ontario en déployant le drapeau régional et tout ça dans le seul but d’amener des visiteurs dans notre belle région du Saguenay–Lac-Saint-Jean pour y faire découvrir ses attraits et sa beauté.

Alors, ne venez surtout pas me faire sentir mal parce que je refuse de signer un document qui m’attacherait à tout projet néfaste pour l’environnement et compromettrait ainsi l’avenir et la santé de mes petits-enfants.

La seule et unique raison de ce mouvement est de se servir du nombre d’adhésions afin de démontrer au BAPE et de faire croire à la population du Québec qu’il y a « acceptabilité sociale ». La réalité en est toute autre et plusieurs citoyens comme moi sont choqués.

Je suis voisin du site d’enfouissement régional, qui a été et qui est encore un grand projet. En effet, la Régie des matières résiduelles (RMR) doit agrandir le site. Je me souviens que plusieurs municipalités ne voulaient pas de ce site. Il n’y a pas eu de mouvement « régional » pour en faire la promotion. Même si ce projet a reçu l’accord du BAPE et a créé des emplois, je peux vous affirmer que lorsque je vais prendre une marche sur les lieux, je constate que c’est la pire des réalisations que notre région a faite. Ne commettons pas d’autres erreurs semblables, s’il vous plaît. Nous devons être plus respectueux de notre région que ça !

Je me demande également si tous les signataires qui ont adhéré à ce mouvement, y compris les conseils municipaux, dont ceux de Saguenay, ont signé un autre document, qui, à mes yeux, est encore plus important, soit le Pacte pour la transition animé par Dominic Champagne.

En passant, à ceux qui ont adhéré au mouvement Je crois en ma région, j’espère que vous ne faites pas d’achats en ligne, car ce n’est pas tellement encourager nos entreprises et croire en notre région.

Richard Thériault

Saint-Bruno

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NOUS SOMMES CAPABLES, MAIS

Bravo et merci, Marc St-Hilaire, pour votre éditorial dans Le Progrès du 8 février, intitulé Nous sommes capables. J’espère que quelqu’un entendra votre cri du cœur et prendra le leadership – vous, peut-être –

d’une véritable concertation régionale, économique, mais aussi touristique, culturelle et sociale.

Vous, vous croyez vraiment en la région et pour les bonnes raisons. Oui, nous sommes capables, mais encore faut-il le vouloir. Merci de poursuivre votre travail sur la question.

Cécile Vallée

Jonquière