Oui à un char, finalement !

OPINION / J’ai écrit dernièrement un long texte d’opinion dans lequel je mentionnais que j’étais un usager du transport collectif depuis l’âge de 7 ans et que je n’avais jamais eu d’automobile. Et que dans la foulée de la pandémie que nous traversons, il n’était pas question que je me procure, à 50 ans passés, pour la première fois de ma vie, une auto. Même s’il devient périlleux aujourd’hui de voyager en autobus ou avec toute autre forme de transport collectif en raison de la promiscuité que nous avons, avec nos semblables, à l’ère de la crise sanitaire.

En fait, mon premier réflexe (ma première idée) était au départ de dire que je me voyais confronté, dans ce contexte, à penser sérieusement à m’acheter une automobile même si je n’en ai jamais eu. Mais au nom de mes convictions environnementales, je me suis ravisé. Bon, il y a toujours l’option d’une auto électrique, me suis-je dit. Ensuite j’ai sorti de mon chapeau l’argument du parc automobile mondial qui a gonflé à vu d’oeil ces dernières années. Je me suis alors dit: on se calme le pompon!

Au final, après coup, je me dis qu’il est possible d’être écoresponsable tout en étant propriétaire d’une automobile comme plusieurs d’entre vous (chers lecteurs) le sont d’ailleurs.

Puis j’avoue que l’automobile a toujours été secrètement un fantasme chez moi. Ah la liberté de partir seul et en paix en écoutant du Félix sur les routes du Québec! Puis la chanson de Richard Desjardins Et j’ai couché dans mon char m’est revenue comme une douce rengaine.

Je pense donc me procurer un char tout en continuant d’être occasionnellement usager du transport collectif interurbain. Quand même! J’aime trop partir en train ou en autobus à l’aventure, les mains libres avec de bons livres et en piquant, à tout venant, de petits sommes.

Yvan Giguère

Saguenay

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JUSTE DE L'AUTRE CÔTÉ

C’est une catastrophe que nous vivons présentement, soit de séparer si vite et si brutalement nos aînés de leurs êtres chers. Un mari, une épouse, leurs enfants, petits-enfants, etc. Dans une grande tristesse, avec des larmes, le coeur gros, ils pouvaient entrevoir leurs proches par leur fenêtre.

La solitude qui leur pesait si lourdement, la peur, le manque de soutien, physiquement, moralement, dans la souffrance, entouré d’incertitude. Je crois qu’ils nous diraient ceci: la mort n’est rien, nous ne sommes plus là, seulement dans la pièce d’à côté. Rappelez-vous toujours de notre nom, parlez-nous sans tristesse, pas avec un air solennel. Riez comme nous le faisions ensemble, priez, pensez à nous. Nous sommes hors de votre vue, et pourtant, nous sommes près de vous. On vous aimera éternellement, car nous sommes juste de l’autre côté.

Ça va bien aller!

Alain Duchesne

Chicoutimi-Nord