Luc Blackburn, ancien conseiller municipale à Saguenay

Où s’en va Saguenay?

OPINION / La mairesse Néron ne connaît pas, semble-t-il, les salles publiques dans ses édifices municipaux. En voici quelques exemples :

1 – La salle de délibérations de l’édifice municipal de La Baie et la salle du conseil de ville de ce même édifice ;

2 – La salle qui a été rénovée l’an dernier, au deuxième étage du Centre Paul-Étienne Simard de Laterrière, et qui ne sert à rien en journée ;

3 – La salle Laterrière de l’édifice municipal où se tiennent très souvent des formations de la ville, où on reloge justement le club d’âge d’or de Laterrière, décision irréfléchie, et celle du deuxième étage de ce même édifice ;

4 – Les salles du Mont-Jacob, celles-ci sont sous-utilisées en journée ;

5 – Et que dire du salon de la mairesse dans ses propres appartements ;

6 – La salle Rivière-du-Moulin et la salle du conseil de ville, dans l’hôtel de ville de Chicoutimi, qui ne servent à rien le jour ;

7 – Les salles de La Pulperie de Chicoutimi ne servent sûrement pas toutes au cours de la journée ;

8 – Les salles des centres multisports et multiservices de Laterrière, de Shipshaw, de Saint-Jean-Eudes.

Et encore et encore…

Et pour vous nourrir, combien y a-t-il d’excellents traiteurs de Saguenay, entrepreneurs locaux pour vos repas du midi, du soir, vos pauses café et autres ?

Toutes ces salles sont gratuites pour vous Mme Néron et pour vos conseillers soumis sans parole, comme vous dénonciez constamment quand vous étiez dans l’opposition !

Je vous demande publiquement de ne pas vous rabattre sur les OBNL de notre ville, sans qui nous aurions une ville inanimée, sans services professionnels. Votre budget n’a qu’un seul objectif : vous rabattre sur eux, les couper avec votre nouvelle politique de reconnaissance alors qu’ils seront soumis à un questionnaire à compter du 1er novembre et seront dans l’attente d’une probable coupure dans les premiers mois de l’année 2019, tel que mentionné dans votre lettre ouverte de ce matin (samedi) pour répondre à l’animateur André Deschênes.

Une mairesse qui répond par une lettre ouverte, ouf ! C’est vraiment avoir peur d’affronter ses citoyens !

De plus, qu’avez-vous fait dans le secteur de Laterrière l’été dernier, en compagnie de votre collègue de l’ERD, le numéro 2 de la Ville, Michel Potvin ? Absolument rien, aucun sou noir d’investissement. C’est scandaleux en regard au montant faramineux en taxes qu’un secteur comme celui-ci rapporte dans vos coffres.

Pour terminer, rendez donc publique, svp, la liste des routes, rangs et autres avenues qui ont été pavés cet été en regard de la liste divulguée au MAMOT et en regard au montant que vous avez annoncé dans votre budget.

L’excuse sera probablement : les travaux publics n’ont pas eu le temps de tout faire, ils termineront le printemps prochain. Voilà une bonne façon de camoufler une baisse de l’investissement annoncé dans la réfection de nos routes. C’était pourtant l’une de vos priorités durant la période électorale, « de rattraper ce que l’ancienne administration n’a pas rencontré ». Abaissons les autres et détruisons ce qu’ils ont fait de bien pour se faire valoir, voilà votre dicton Mme Néron.

Êtes-vous capable de réaliser sérieusement, en regard à votre catalogue « blanc », les promesses annoncées durant votre dernière campagne électorale ?

Mme Néron, où s’en va notre ville de Saguenay sous votre gouverne ?

Luc Blackburn

Ancien conseiller municipal

Saguenay

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TROIS VARIABLES À SURVEILLER

OPINION / Peu importe le projet à réaliser, il faut toujours tenir compte de tous les facteurs qui affecteront sa construction.

Notre ville envisage d’ériger un nouvel amphithéâtre + pour les besoins du hockey des Saguenéens, stade qui serait également utilisé à d’autres fins. Précisons ici qu’on conserverait quand même le Centre Georges-Vézina pour le patinage de vitesse à cause de sa glace à dimension olympique. Il faudrait donc continuer à l’entretenir.

Que devrait-on faire pour assurer que ce projet soit bien compris ? Il serait sans doute opportun de bien expliquer aux citoyens tous les tenants et aboutissants de cet immense projet. Il faudrait aussi comparer les coûts d’une modernisation du Centre Georges-Vézina prolongeant sa survie d’une cinquantaine d’années comparativement à la construction d’un nouveau centre.

De plus, il m’apparaît incontournable de tenir compte des trois variables inconnues suivantes :

1 – Est-ce que le terrain sur lequel on pense construire le nouvel amphithéâtre est apte à recevoir un tel édifice ? Au Québec, nous sommes habitués aux dépassements de coûts, c’est presque la règle générale. Il n’est pas rare que les coûts réels dépassent de beaucoup les coûts estimés.

2 – A-t-on fait les bons calculs ?

3 – Finalement, sommes-nous assurés d’obtenir les subventions prévues de la part des gouvernements supérieurs ? Peut-on en douter ?

Voilà, à mon humble avis, trois inconnues à surveiller de très près.

Richard Létourneau

Enseignant retraité

Chicoutimi