OPINION / Quelques réflexions sur GNL

Éthique mondiale : face à la crise climatique mondiale, le Canada et le Québec ont pris des engagements de réduction de GES, notamment dans le cadre du Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris ; l’appui des gouvernements du Canada et du Québec aux projets GNL, Gazoduc et les projets d’extraction des sables bitumineux sont en contradiction avec ces engagements.

Droit canadien de l’environnement : le projet GNL est une partie d’un projet transcanadien, et il doit inclure tous les impacts de l’extraction du gaz jusqu’à ce que le produit quitte les eaux canadiennes sinon, c’est le gouvernement canadien qui contredit ses propres lois. Les gouvernements subdivisent les impacts afin d’éviter une étude d’impacts globale qui serait plus transparente et cohérente devant l’opinion.

Transition énergétique entre les énergies fossiles et les énergies propres et renouvelables : les filières et les technologies solaires, éoliennes, marémotrices, résidus forestiers et autres sont déjà compétitives. « La transition énergétique est un objectif écologique qui consiste en un changement du système énergétique actuel vers un nouveau système énergétique basé sur des ressources renouvelables » et non entre les divers types d’énergies fossiles. »

L’aveu d’obsolescence du gaz naturel par le promoteur : le promoteur, en utilisant l’hydroélectricité et non le gaz naturel pour faire fonctionner son usine, admet lui-même que l’utilisation du gaz naturel est à éviter pour être cohérent face à l’urgence climatique.

Le temps pour prendre connaissance et présenter des mémoires : le temps consenti aux populations pour prendre connaissance et présenter des mémoires aux consultations publiques sur les études d’impacts est dérisoire pour analyser des documents de plus de 5000 pages, et ce, comparé au temps, aux subventions, et avantages fiscaux concédés aux promoteurs des mégas projets industriels pour produire leurs études d’impacts.

Les solutions de rechange au projet GNL : les demandes du gouvernement en matière de « solutions de rechange », ne devraient pas porter sur les autres propositions d’emplacements pour réaliser le projet GNL, mais devrait analyser les solutions alternatives de même niveau d’investissement en économie verte ; car ce ne sont pas les emplacements du projet qui sont fondamentalement en jeu, mais le choix des filières énergétiques.

La dégradation du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent : les gouvernements en appuyant le projet de GNL sont en contradictions avec leurs propres créations et gestions des parcs marins et la sauvegarde des espèces menacées tel le béluga qui en est l’un des symboles populaires.

Les emplois éventuels : les emplois liés au secteur GNL sont payants, mais à risque, peu durables et peu nombreux pour l’investissement consenti.

Pierre Gravel

Conseiller en développement

Sainte-Rose-du-Nord

+ ET TOMBENT LES PIÉTONS

Il y a des limites, non ? Il y a des limites à voir tomber, les uns après les autres, les piétons et les piétonnes à Montréal. Non ? Au début de cette semaine, deux Montréalais — deux de mes semblables — ont été happés par des véhicules en moins de 24 heures. Une femme âgée et un jeune homme. Eh oui ! Encore des piétons de trop qui prennent le bord... de la rue. Mais, semble-t-il que dorénavant ces accidents impliquant automobilistes et piétons passeront de plus en plus pour du fait divers. L’habitude s’installe, dirait-on, et des piétons, il en tombera de plus en plus dans nos villes. Alors, il faut s’y faire ? Alors, il faut se résigner ? Quoi ?

Après tout, nous vivons dans un monde où l’automobile est reine et où le piéton est devenu une sorte d’entrave à la route. Un objet sur deux pattes qui n’a plus sa place en ville ? Les piétons et les piétonnes n’ont qu’à aller s’asseoir ou se rasseoir dans un bon char qui les mènera là où ils veulent, en toute sécurité ? J’ironise, mais à peine me dis-je !

En Chine les autos dépasseront-elles en nombre la population incessamment ? Et du monde, il y en a en Chine. Et de la grosse pollution aussi.

Au Québec, on y arrivera peut-être, puisque le nombre de véhicules en circulation se chiffre à plus de 6,6 millions aujourd’hui. La population est d’un peu plus de 8,4 millions, faut-il préciser. Alors, pas étonnant que dans une ville comme Montréal, le nombre de véhicules soit de plus en plus en croissance. Pas étonnant que de plus en plus de piétons soient à risque ; à risque de se faire rentrer dedans, si je peux utiliser cette expression populaire.

Je me dis que les règles de sécurité devront être revues de fond en comble par la SAAQ. Je me dis que l’administration de la ville de Montréal devra, elle aussi, resserrer ses règles de sécurité. Je me dis qu’on devrait limiter à Montréal la circulation automobile (la réduire), comme cela se voit dans plusieurs grandes villes de notre monde.

Je me dis qu’on devra mettre un terme à ce qui s’annonce être une sorte d’hécatombe des piétons. Des marcheurs, dont le seul crime est de marcher le plus simplement et le plus naturellement du monde dans nos villes.

Yvan Giguère

Saguenay