Odes à M. Price

OPINION / Vous qui avez donné du travail à plusieurs personnes ;

Vous qui avez fait de Kénogami une ville ;

Vous qui avez laissé en héritage une usine ;

Vous qui avez laissé votre nom au joli parc Price ;

Nous qui nous rappelons de tout ça aujourd’hui ;

Nous nous prosternons devant toutes vos œuvres ;

Par un arrêt « stop » devant votre mausolée ;

Tout, c’est peu dire : les citoyens de Shipshaw, de Saint-Jean-Vianney, Saint-Léonard, Saint-Charles, Saint-Ambroise, Bégin, du Lac-Saint-Jean, les compagnies de transport, tout le monde quoi ;

Faisons un arrêt pour remémorer votre mémoire ;

Il est malheureux que peu de personnes aillent visiter votre site qui a coûté si cher ;

Essayez de reposer en paix malgré tous les arrêts et départs de tout ce monde ;

Peut-être qu’un jour, quelqu’un changera le stationnement de côté pour que vous ailliez enfin la paix. 

Bonne chance M. Price,

Gérard Claveau

Saint-Charles-de-Bourget

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JEAN LAFLAMME, UN HOMME D'HONNEUR

Pour rendre un hommage juste et équitable à Jean Laflamme, il faudrait écrire un roman tellement il s’est impliqué socialement et surtout toujours bénévolement.

Il a été un mentor pour moi et un protecteur aussi. On s’est connus en politique conservatrice, moi à Montréal et lui à Chicoutimi. De retour à Chicoutimi, toujours en politique, nous avons eu des assemblées houleuses en haut de son appartement, une foule incontrôlable, de l’escalier jusque sur la rue Racine, l’enjeu Joe Clark et Brian Mulroney, pour le choix des délégués. C’était une assemblée démentielle, quels beaux souvenirs nous avons eus en politique sans oublier les anciens joueurs comme Jean-Marc Lavoie, Rodrigue Bégin, André Harvey, Robert Stanfield, Claude Wagner, Joe Clark, Kim Campbell, Brian Mulroney et Jean Charest, pour ne nommer que ceux-là. Grand organisateur de levée de fonds, j’admirais son courage de cogner aux portes du Tout-Chicoutimi à la recherche d’un financement pour le Carnaval-Souvenir, pour le 150e de la Ville de Chicoutimi, pour les Soeurs du Bon-Conseil, pour l’hôpital, pour ne nommer que ceux-là, des 100 $ et plus, il en a ramassé sûrement des millions… Qui sera capable, aujourd’hui, d’en faire autant ? Personne et personne ne pourront le remplacer, j’en suis certaine.

Toujours à l’affût de l’information et de par sa grande expérience, il parlait en toute sagesse et parfois avec des sauts d’humeur éclatants devant une injustice. Ces derniers temps, je le voyais plus souvent à cause de la Fondation Timi où il m’avait nommée, suggérée par mon amie Pâquerette. Je remarquais, lors des réunions qu’à titre de président de la Fondation Timi, il avait le souci d’être à l’écoute de ce que chacun des membres du CA avait à dire. Toujours très respectueux des opinions des autres. Généreux dans son approche, fallait entendre ses petits laïus de présentation lors des remises de bourses aux sports et à la culture, il n’oublie jamais son ami Marcel Claveau, le fondateur de TIMI.

Du haut de ses 6,3 pieds, imposant par sa structure, mais combien agréable, intentionné avec tout le monde et facile d’accès, il était capable d’écoute, de reconnaître et d’encourager les bonnes idées.

Parfois, il venait me voir à la Galerie D’Art La Corniche où je travaille certains jours pour parler, discuter et me raconter des trépidantes anecdotes de son vécu, il en avait des sucrées ! Il me disait qu’il était en train de faire du ménage dans ses affaires et qu’il serait tenté d’écrire ses mémoires, sous forme de chroniques, etc. Il n’aura pas eu le temps de finir ce projet. J’espère que quelqu’un proche de lui prendra la relève.

En terminant, ça me crève le cœur d’accepter son départ, il va tellement me manquer puisqu’un pan de ma vie s’enfuit avec lui. Je pense que d’où il est, avec sa grandeur d’âme, il est capable de partir une fondation… la Fondation du Cœur, La Flamme.

À ses enfants, à ses proches, à ses amis, acceptez mes plus sincères condoléances et mes sentiments douloureux du départ d’un papa, d’un frère, d’un ami si généreux, si aimable, un homme d’honneur. Au revoir, mon grand ami, et bon voyage.

Une amie inconsolable, 

Lucie Fortin

Saguenay

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ÇA VAUT LE DÉTOUR AU TBN

La fusion solistes-choristes s’opère lentement, mais sûrement.

Samedi dernier, l’entraînement de l’avant-midi était dédié à l’atmosphère guindée d’une soirée mondaine avec la barcarolle Belle nuit en point d’orgue. Celui de l’après-midi, qui s’est poursuivi dimanche, fut d’une tout autre couleur.

À la taverne du brave maître Luther, le Bacchus du coin, s’est invitée, jusqu’au matin, une folle et tumultueuse beuverie de fêtards à rouler sous les tables enveloppées d’un nuage clair émanant de pipes.

Le point culminant de l’orgie – dans le sens large du terme – fut la savoureuse et désopilante Légende de Kleinzack l’avorton, racontée avec brio par le ténor Steeve Michaud dans le rôle d’Hoffmann, entouré de choristes ébahis. C’est pas mêlant, on rit sans peine à s’éclater. Une géniale idée de mise en scène d’Étienne Cousineau, le gars aux mille ressources. Un autre moment de la pièce fort comique de son cru, mais nommée par la choriste Sylvie est celui de Traire ta vache. Un numéro qui va sans doute dérider les visages les plus austères et les spectateurs qui ont la vague à l’âme.

À quoi les choristes doivent-ils s’attendre pour la suite de la part de l’architecte de la production ? Nous le saurons d’ici quelques jours ; à notre retour dans les locaux du Bon Conseil mis volontiers à la disposition de la Société d’art lyrique du Royaume.

Marcel Lapointe

Jonquière