Ô bonheur! Ô joie suprême!

OPINION / Plusieurs le savent déjà, l’opéra Faust sera présenté sur la scène du Théâtre Banque Nationale (TBN) les 16, 17 et 18 février par une distribution toute québécoise, en grande partie régionale. Faust, c’est l’histoire d’un savant docteur qui, sur sa fin de vie, désire connaître la quintessence du bonheur. Il négocie à cet effet un pacte avec le diable.

Au cours des derniers mois, grâce aux exercices vocaux, je contrôle mieux mon souffle. J’ai amplifié mon volume pour une meilleure projection et j’émets moins de sons nasillards. Il y a aussi ce fameux appui diaphragmatique que je contrôle mieux. Bref, ma voix s’est améliorée suffisamment pour accompagner des pros. À sa face même, cette expérience lyrique est une véritable école. C’est ma cinquième présence dans le chœur de la Société d’Art lyrique du Royaume (SALR) ; bien loin du record personnel de Christian. Mais rendu à mon âge, pouvoir encore être excité de la sorte ! Qui l’eut cru ?

Excitant, car dans les prochains jours, le chœur de la SALR entamera le dernier droit d’une exigeante mais combien riche aventure devant le mener à la première de Faust. 

Ce dernier droit pour moi, c’est le moment où la patience a atteint sa limite ; moment où les solistes tout juste arrivés en ville et les membres du chœur se joignent pour façonner enfin l’imbrication nécessaire à la qualité d’un spectacle haut en couleur et en talents. Depuis septembre les membres du chœur se préparent à ces beaux moments sous l’œil attentif de la directrice musicale, Annie Larouche, et de la pianiste France Villeneuve. Sans oublier notre dynamique et créative metteure en scène, Guylaine Rivard et Lyne Rompré à la régie. Parce que chanter c’est une chose, mais chanter en jouant... Il y a également tous les autres qui, de façon bénévole comme nous du chœur, vont s’ajouter au fur et à mesure que nous avancerons vers la première.

Le chœur de la SALR sera là pour accompagner une impressionnante distribution de solistes qui rempliront les différents rôles de cet opéra magnifique composé par nul autre que Charles Gounod. Pour vous en donner une idée, le rôle de Satan déguisé en Méphisto pour ensorceler le docteur Faust, sera personnifié par un baryton qui n’a plus besoin de présentation, Gino Quilico. Faust, lui, sera entre les bonnes mains d’Antonio Figueroa, de retour au TBN, après son interprétation magistrale de Don José dans l’opéra Carmen présenté l’an dernier. Marguerite, le premier rôle féminin, sera incarnée par la soprano France Bellemarre originaire de Chambord au Lac-Saint-Jean. Et plusieurs autres, dont un chœur de trente chanteuses et chanteurs pour entourer cette brochette de talents, musicalement accompagnés par l’orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean dirigé par le chef Jean Philippe Tremblay. 

« Imaginez si toutes et tous se partageaient, à leur niveau respectif, la responsabilité de promouvoir leur coin de pays et les forces vives qui l’occupent ». Ce sont des paroles inspirantes de l’éditorialiste, Marc Saint-Hilaire.

Marcel Lapointe

Jonquière

Legault veut nous faire le coup de Trump

OPINION / Que la Coalition avenir Québec (CAQ) obtienne 39 % des intentions de vote dans un sondage récent montre que la désinformation politique affligeant nos voisins du Sud nous a contaminés. C’est d’ailleurs dans la région de Québec, capitale de la radio poubelle, que la CAQ obtient son meilleur score (53 %). 

Et ce qui est ahurissant dans ce sondage, c’est que ce parti n’est rejeté dans l’absolu que par 5 % des électeurs. Cela signifie que même des partisans de Québec solidaire pourraient voter pour l’équipe de François Legault. Dans quel monde vivons-nous ?

Le sondage indique par ailleurs que 66 % des Québécois favorisent un réinvestissement dans les services publics et seulement 34 % une baisse d’impôt pour les particuliers. 

La CAQ, en bon parti de droite, désinvestira pourtant du public et diminuera l’impôt, surtout celui des entreprises.

Ce que nos voisins au sud du 45e parallèle nord vivent avec Trump, nous pourrions de même le vivre en partie avec Legault, tweets en moins. Est-ce ce que nous voulons vraiment ?

Dans les prochains mois, les médias devront redoubler d’ardeur pour faire ressortir les contradictions flagrantes dans les discours de François Legault et de ses principaux lieutenants. Car moins une population est valablement informée, moins elle est politisée.

Sylvio Le Blanc

Montréal