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Le thème de la Semaine de la police, cette année, est particulièrement d’actualité : « Savoir prévenir, savoir intervenir : la violence conjugale et les policiers. »
Le thème de la Semaine de la police, cette année, est particulièrement d’actualité : « Savoir prévenir, savoir intervenir : la violence conjugale et les policiers. »

Notre travail vu de l’intérieur

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Le Quotidien
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Cette semaine, c’est notre semaine. La semaine des travailleurs de cœur qui n’hésitent pas à mettre leur propre sécurité et parfois même leur vie en péril pour assurer celle des autres. La semaine de ceux et celles qui sont fiers de porter l’uniforme et d’être au service de la population, conscients de tout ce que cela peut impliquer. La semaine de ceux et celles qui, souvent, sont rapidement et sévèrement jugés lorsqu’une bride d’intervention, filmée hors de son contexte, est publiée sur les médias sociaux. La semaine d’hommes et de femmes passionnés, sensibles, attentionnés qui travaillent d’arrache-pied pour faire de Saguenay une ville sécuritaire et où il fait bon vivre.

Ce texte a été écrit par l’Unité de prévention et communication du Service de police de Saguenay

Cette semaine, c’est la Semaine de la police.

Celle-ci se veut une occasion de rendre hommage aux policiers et policières décédés en service, de souligner les gestes d’héroïsme et les accomplissements exceptionnels, mais aussi de souligner et de faire connaître les réalités de notre milieu.

Le thème de cette année est particulièrement d’actualité : « Savoir prévenir, savoir intervenir : la violence conjugale et les policiers. »

En début de semaine, une lettre a été envoyée à l’ensemble du personnel du Service de police de Saguenay afin de souligner l’excellence du travail accompli au quotidien en matière de violence conjugale.

Le texte contenu dans cette lettre ne comporte ni prose ni métaphore et encore moins de figures de style. Il n’a pas été composé par un grand écrivain ni même par un auteur à succès, mais bien par « une police » qui y a mis tout son cœur, dans l’intention de toucher ceux de ses confrères et consœurs.

Puis, nous avons réalisé que nous pourrions faire mieux qu’une simple « tape dans le dos » à l’interne. Pourquoi ne pas informer la population de ce que l’on fait, de notre travail, de l’ampleur de la tâche exécutée semaine après semaine pour protéger les victimes, traduire les agresseurs devant la justice, prévenir et diminuer les situations de violence conjugale.

Bonne lecture !

Hommage au travail accompli dans la lutte contre la violence conjugale

Tout commence par le calme, la persévérance, la vivacité d’esprit et les qualités de communicateurs et de communicatrices du personnel du Centre d’appel 9-1-1. Grâce à leurs aptitudes et à leur attitude envers les demandeurs souvent en état de panique, ils et elles réussissent à obtenir et à transmettre l’information nécessaire, voire même cruciale au bon déroulement de l’intervention à venir.

Puis, il y a le professionnalisme, la rapidité d’intervention, l’écoute, le sang-froid et le bon jugement des patrouilleuses et patrouilleurs qui sont régulièrement confrontés, parfois même au péril de leur propre sécurité, aux situations de violence conjugale. Situations qui, faut-il le rappeler, sont toutes plus marquantes les unes que les autres.

Il y a aussi la logique, la minutie et l’esprit critique des agentes et agents du Service de l’identité judiciaire. Leur travail d’analyse et de recherche apporte des preuves matérielles, physiques ou scientifiques qui permettent d’avoir une meilleure compréhension de l’événement et de l’implication des diverses personnes en cause.

Vient ensuite le réconfort, l’ouverture d’esprit, la patience et l’assiduité des sergentes et sergents détectives qui accompagnent, rassurent et qui investissent souvent beaucoup de temps et d’efforts afin de réussir à créer un lien de confiance solide entre eux et les victimes. Le tout, dans l’espoir d’assurer leur protection et de traduire les agresseurs devant la justice.

Parallèlement, nous devons parler du travail réalisé par les membres de l’Unité de prévention et communication qui ne ménagent aucun effort dans leurs objectifs de prévenir ce genre de crime et de maximiser la qualité des services offerts autant aux agresseurs qu’aux victimes. Ils s’impliquent sur les différentes tables de concertation en violence conjugale et agression sexuelle de notre territoire. De plus, ils travaillent conjointement avec différents partenaires tels que les maisons d’hébergement, les organismes communautaires en dépendance et en santé mentale, les services de travail de rue et bien d’autres. Ils s’efforcent à comprendre les réalités de chacun et d’expliquer le plus clairement possible les réalités auxquelles nous sommes confrontées comme policières et policiers. Ils tentent également de répondre, le plus adéquatement possible, à leurs demandes et besoins.

À l’opposé, l’agent aux relations médias doit faire preuve d’une très grande vigilance dans le traitement médiatique de ces dossiers particuliers. C’est avec discernement, minutie et respect qu’il veille à préserver la confidentialité de l’information relative à ce genre de dossier, et ce, bien sûr, dans l’intérêt de la victime.

Il y a également l’audace et le désir d’amélioration constante des membres de l’Unité de formation qui ont su intégrer nos différents partenaires dans le processus de formation des nouvelles policières et nouveaux policiers. Cette initiative permet à différentes ressources telles que les maisons d’hébergements de faire connaître leurs services, ce qui a pour effet d’améliorer les connaissances de nos recrues et d’assurer une qualité d’intervention accrue en matière de violence conjugale.

Il ne faut pas oublier le travail des intervenantes du CAVAC (Centre d’aide aux victimes d’acte criminel) qui ont intégré notre milieu de travail il y a maintenant quelques années. Ces dernières font un travail extrêmement important et précieux dans l’accompagnement et le soutien des victimes. La rapidité avec laquelle elles débutent leurs démarches d’accompagnement et de support, leur disponibilité et leur professionnalisme font une grande différence autant dans le processus judiciaire que dans la vie des victimes.

Il ne faudrait pas passer sous silence le travail :

• des agents du Bureau de la sécurité des milieux et les agents de l’Unité de soutien opérationnel qui assurent la comparution des agresseurs ainsi que leur transport vers la prison de Roberval ;

• des agents de liaison qui veillent à ce que tout soit en place pour assurer la bonne marche du processus judiciaire ;

• des employés civils qui traitent, consignent, acheminent et conservent l’ensemble de l’information contenue dans les dossiers rédigés par les différents intervenants policiers ;

• des superviseurs de patrouille qui veillent au bon déroulement des interventions sur le terrain ;

• et finalement, il y a tous ceux qui n’ont pas été nommés, mais qui n’hésitent pas à s’investir et à s’impliquer afin de faire une différence dans la triste réalité qu’est la violence conjugale

Pour tous ces accomplissements, ces investissements, ces efforts, ces idées, ces réussites…

Pour les déceptions, les remises en question, les peines, les sentiments d’impuissance…

Pour le courage, la résilience, le don de soi, la fierté et la volonté de faire la différence dans la vie de ces personnes…

Merci !