Félix Leclerc

Notre chanson doit être entendue

Quand Félix Leclerc débarqua à Paris en 1950, seul avec sa guitare, tout a commencé. Les Français furent les premiers à reconnaître le génie de notre auteur-compositeur-interprète avant que celui-ci goûte au succès au Québec.
Face à la chanson québécoise, il y a un devoir de mémoire qui doit être fait dès le départ, si on veut la situer dans le contexte actuel où elle semble être parfois malmenée.
Si nos stations de radios commerciales n'en ont que pour la chanson anglophone, peu importe la raison, il faut simplement les rappeler à l'ordre. Des quotas de diffusion de la chanson d'expression française existent au Québec. La réglementation est toujours bien présente.
En fait ce qui menacerait le plus notre chanson, ce serait son manque d'inspiration. Mais ce n'est pas le cas actuellement et une véritable relève est bel et bien là pour assurer et pour garder le fort.
Mais nous devons entendre cette relève à la radio pour la peine. Et pas seulement à la radio de Radio-Canada ou dans les radios communautaires. Les radios commerciales doivent donner à la chanson québécoise la place qui lui revient sur leurs ondes.
Yvan Giguère
Fondateur de la Journée de l'Hymne au printemps