Ne pas oublier les petites communautés

OPINION / Récemment, le Comité sénatorial permanent des finances nationales a rendu public un rapport démontrant les lacunes des programmes en infrastructure du gouvernement fédéral. Il recommande, entre autres, de la souplesse dans les critères d'admissibilité des projets, dans les délais pour effecteur les demandes et dans les délais d'exécution. Il recommande également de créer un guichet unique permettant d'avoir accès au financement.
La Fédération québécoise des municipalités (FQM) ne peut qu'être en accord avec ces recommandations et demande au gouvernement de M. Justin Trudeau de donner suite à ce rapport et de démontrer une réelle sensibilité envers les plus petites communautés. Il en va du développement économique de toutes nos régions. En ce sens, le prochain budget Morneau qui sera déposé le 22 mars 2017 doit mettre rapidement en oeuvre les recommandations de ce comité sénatorial. La FQM rappelle au gouvernement fédéral que les programmes ne peuvent s'appliquer uniformément dans les grandes villes et dans les petites communautés. Prenons comme exemple le Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU), lancé en septembre dernier conjointement par les gouvernements du Canada et du Québec. Les demandes ont été tellement nombreuses que les gouvernements ont arrêté de les recevoir après 21 jours seulement... Imaginez le désarroi de plusieurs communautés qui oeuvrent avec des moyens limités. Elles devaient trouver rapidement un ingénieur ou une personne-ressource pour évaluer les besoins, produire un document technique afin de présenter une demande pour finalement se buter à une porte fermée.
Et il ne s'agit ici que d'un seul programme. Il en existe des dizaines, dans plusieurs ministères, avec chacun leurs critères, leurs délais, leurs conditions de financement, etc. De quoi se perdre pour les communautés qui n'ont pas les ressources de Montréal ou de Toronto, ni même celles de Drummondville ou de Saint-Jérôme. Pourtant, les habitants des petites communautés ont tout aussi droit à des infrastructures de qualité que celles des plus grands centres, il en va de l'occupation dynamique de l'ensemble de notre territoire.
Et c'est un autre problème. Pour le gouvernement fédéral, une petite communauté est définie comme celle comportant moins de 100 000 habitants. Sur les 1134 municipalités du Québec, 1006 comptent moins de 10 000 âmes. La FQM demande d'ailleurs que ce critère soit abaissé à 10 000 habitants, soit le seuil de définition des « régions rurales et des petites villes » établi par Statistique Canada.
Le premier ministre du Canada, M. Trudeau, a mis l'accent sur les infrastructures dans son plan de relance économique. Cette volonté a été grandement saluée par la FQM. Les besoins sont criants dans plusieurs de nos communautés. Le plan d'investissement de 186 milliards $ sur 10 ans du gouvernement fédéral est un signal clair que des infrastructures modernes et en bon état sont des conditions essentielles au développement économique. Encore faut-il que ces sommes parviennent aux petites municipalités, celles de moins de 10 000 habitants.
Le gouvernement Trudeau a-t-il à coeur les régions du Canada et les petites communautés ? Le budget du 22 mars prochain est l'occasion idéale pour le démontrer.
Richard Lehoux
Président
Fédération québécoise des municipalités
Travailleurs saisonniers
Mon article est au sujet des travailleurs saisonniers du Canada qui n'ont pas les mêmes conditions de travail que les travailleurs étrangers qui viennent travailler dans notre beau pays.
À ce que je vois, il y a deux catégories de travailleurs saisonniers : ceux qui reçoivent des prestations d'assurance-emploi au Canada, qui sont harcelés par le gouvernement qui les oblige de trouver un travail même au salaire minimum, et il y a les travailleurs saisonniers des autres pays (Mexique, Guatemala, etc.), qui reçoivent leurs prestations chez eux, sans être importunés.
C'est une injustice flagrante à l'endroit de nos travailleurs saisonniers d'ici, qui n'ont pas les mêmes conditions de travail. Si on oblige un travailleur saisonnier québécois à se trouver un emploi, même très en deçà de ce qu'ils gagnent normalement, pourquoi le gouvernement fédéral n'oblige-t-il pas les travailleurs saisonniers d'ailleurs à rechercher un emploi ici ?
Il y a deux poids, deux mesures, ce qui est choquant pour nos travailleurs. Les mesures de l'assurance-emploi doivent être les mêmes pour les deux catégories de travailleurs.
Gaston Dufour
Saint-Nazaire