Mourir dans la dignité

OPINION / Un signal fort a été lancé le 5 novembre dernier. Les citoyens de Saguenay ont élu à forte majorité Mme Josée Néron, mais ont levé le nez sur les candidats de l’ERD et du PCS et encore plus sur le chef, Dr Dominic Gagnon, qui a obtenu une note humiliante de 6 %. 

À ce titre, comment ose-t-il demander des deniers publics comme parti d’opposition ? Comprend-il seulement qu’il n’y a pas de parti au pouvoir, le conseil étant majoritairement indépendant ? Par ailleurs, n’a-t-on pas assez fait vivre grassement les ténors de ce parti dont certains sont partis avec des primes indécentes ? 

M. Gagnon semble avoir de la difficulté à accepter le rejet massif des électeurs à son endroit. Son entêtement à vouloir se faire politicien alors qu’il n’en a nettement pas les talents ni les connaissances irrite profondément. Retourner à la simple vie citoyenne dans l’anonymat du quotidien ne semble pas être une option raisonnable pour lui, malgré son désastreux résultat qui ne couvre même pas les dépenses électorales. 

Attention ! Chaque citoyen a le droit fondamental de s’impliquer en politique et dans les affaires publiques. Ce qui est rebutant dans le cas du PCS, c’est qu’incapable de survivre en faisant un mea culpa nécessaire et un purgatoire politique, le parti moribond demande le respirateur artificiel de l’argent public à défaut de mourir dans la dignité. 

Mélanie Boucher 

Jonquière

Une fête pas comme les autres

OPINION / Les longs préparatifs pour fêter Noël font souvent oublier la naissance de celui dont nous célébrons l’anniversaire. Nous serons bientôt en 2018, nous sommes en 2017, nous avons vécu 2016... et il y a eu un an 1. Une première année qu’on désigne comme le début de notre ère, le centre de l’histoire. Universellement, on parle d’un avant et d’un après la naissance de Jésus. 

Pourquoi donne-t-on tant d’importance à cette naissance ? Né pauvre dans une étable, fils de charpentier, Jésus est mort presque seul, isolé, humilié, dans d’atroces souffrances, comme un malfaiteur. Aucune conquête spectaculaire ne garnit son CV, aucune découverte géniale, aucun bouleversement social, aucune réussite matérielle… Alors, pourquoi célèbre-t-on encore son anniversaire après 2000 ans ? Par habitude dira-t-on, parce que c’est inscrit dans notre culture, oui, bien sûr. Mais on peut aussi croire que c’est parce que son message, ses paroles, ses gestes, sa vie, sa mort, son humanité, touchent encore. Un message d’amour, de justice, d’accueil, de solidarité, qui fait lever l’espoir. Nous en avons grandement besoin en ces temps de « trumpitude », de fous de Dieu qui répandent la terreur, de nombreux signaux de détresse lancés par la terre, de tant d’inégalités dans les richesses, d’un million d’enfants affamés, d’innombrables personnes qui attendent dans des conditions insoutenables une terre d’accueil ou un retour chez soi… 

C’est sans doute un peu de cet espoir d’un monde meilleur enfoui au plus profond du cœur des humains, qui fait que depuis plus de 2000 ans, on prépare si soigneusement la fête de Noël. Dès le début décembre, et souvent bien avant, on éclaire nos maisons, on les décore, on écoute des chants paisibles, on cherche le cadeau qui plaira, on s’affaire à préparer de joyeuses rencontres familiales. Plus qu’en aucun autre temps de l’année, un élan de solidarité gagne le cœur du monde. Des cueillettes de denrées, de jouets, de dons en argent s’organisent, on distribue des paniers de provisions, on prévoit des rencontres pour les personnes seules. On cherche à faire vivre à tous une chaleureuse nuit de Noël. Un souffle de paix et d’amour survole l’univers. 

Comment arriver à ce que ce souffle de solidarité, d’entraide, de rapprochement, de chaleur humaine, soit plus qu’un feu de paille ?

Robert Gaudin

Saint-David-de-Falardeau

Pas une autocrate

OPINION / La semaine dernière, une opinion du lecteur parlait de notre mairesse comme si on parlait de Jean Tremblay ; comme si le nouveau régime se liait à la personnalité unique de la mairesse. 

On a bien vu le contraire : la photo du site de la Ville représente tout le conseil municipal. Les documents budgétaires sont partagés avant l’adoption du budget. Jean-Marc Crevier, Julie Dufour et autres se sentent réellement impliqués et consultés pour leurs compétences de personnes élues. 

On sent que la mairesse est une personne qui a confiance en elle et qu’elle fait confiance aux autres. Je crois que la tentation d’autocrate n’est pas au menu de Mme Néron. 

Jean-Pierre Deschênes

La Baie