L'objectif, à terme, est de recueillir des données qui permettent de déterminer s'il y a des bouchons de circulation et de transmettre l'information aux usagers de la route en temps réel en utilisant, par exemple, les panneaux à messages variables.

Montréal ou sa banlieue?

OPINION / Un fort beau reportage que celui qui fut présenté ce dernier dimanche à LCN. On y a donné la parole à des résidants et résidantes de Montréal qui nous disaient pourquoi ils préféraient vivre en ville dans des logements plus petits ou plus modestes, mais tout de même dispendieux, au lieu de vivre sur la rive sud par exemple où il en coûte moins cher pour acquérir une maison.
Le commentaire qui m'a le plus interpellé est venu d'une jeune mère de famille. Si elle avait choisi Montréal, c'était pour ne pas à avoir à se taper les bouchons de circulation de ceux qui travaillent à Montréal, mais qui demeurent à Brossard ou Saint-Bruno-de-Montarville. Déjà, le temps perdu dans son automobile est considérable et c'est du temps de moins à donner à ses enfants.
Puis pour elle, c'était un choix écologique et pratico-pratique. La proximité des petites épiceries de quartier ou encore des garderies sont à ses yeux un avantage qui a pesé dans la balance quand est venu le choix d'opter pour Montréal. À ses yeux, la qualité de vie à Montréal est bel et bien réelle malgré les désavantages comme le bruit ou les sempiternels travaux routiers. 
Adopté un quartier de Montréal, c'est adopté un mode de vie avec ses commerces spécialisés et la diversité de ses cafés ou restaurants. Chaque quartier est différent et chacun apporte son lot d'originalité. Et ce ne sont pas les parcs verts qui manquent à Montréal. 
Alors si j'avais à choisir, je préférerais vivre à Montréal au lieu de sa banlieue. Passer parfois plus de 90 minutes dans une automobile même si on aime écouter la radio, pour revenir à la maison après le travail, non merci ! Et ce serait aussi, pour moi, un choix hautement écologique. 
Yvan Giguère
Saguenay 
Sidney Crosby
Au-delà du hockey
OPINION / Les Penguins de Pittsburgh viennent de remporter la Coupe Stanley contre les Predators de Nashville. Les prouesses de ces magnifiques héros sur glace auront monopolisé l'attention de nombreux amateurs pendant de très longs mois. Elles auront donné lieu à de nombreux débats et nous auront exposés à de très très longues analyses. Elles nous auront surtout, je le crois, exposés à de très grands transferts d'émotions, de réjouissances et de frustrations ! À des transferts d'émotions axées, au départ, sur la justice, la dignité et la fraternité vers quelque chose de futile et de profondément aliénant.
Pendant que l'on regardait le hockey, que l'on se préoccupait sans fin du sort de ces jeunes et valeureux millionnaires et de leurs équipes, un nombre incalculable de pauvres gens voyaient leurs enfants, leurs frères et soeurs, leurs parents ou leurs proches mourir avant l'âge, dans l'une de ces nombreuses spoliations de terres, de biens et de richesses naturelles dans leurs contrées ou leurs pays ; près de huit cents millions de personnes souffraient de la faim un peu partout dans le monde ; la faim, cette longue et terrible souffrance qui s'achève presque toujours dans la maladie et la mort ; des centaines de millions, des hommes, des femmes, mais aussi des enfants, vivaient une vie qui n'en est plus une, à travailler sans cesse, des petites heures du matin à la tombée de la nuit, pour presque rien, dans des conditions difficiles, dans l'un de ces nombreux ateliers de la misère ou dans l'une de ces fermes d'esclavage moderne, créant des tee-shirts, des chaussures, des chemises, des pantalons, des composantes électroniques et toutes sortes d'autres choses, ou cultivant du café, du chocolat ou du sucre pour d'écoeurantes multinationales sans conscience et sans regret ; un nombre effroyable de femmes et d'enfants nourrissaient l'industrie du sexe, privés de toute dignité, de tout droit, de toute protection ; des gouvernements comme le gouvernement canadien, élus somme toute par d'assez faibles minorités, continuaient d'oeuvrer pour le compte des grandes entreprises et des multinationales, pour l'industrie de l'armement, pour celui de leurs riches bailleurs de fonds ou de leurs électorats particuliers, au détriment du bien-être de tous, de l'égalité et de la tolérance, de la paix, du partage équitable des richesses, de l'environnement aussi ; des milliers de travailleurs et d'étudiants réagissaient à la détérioration de leur condition de vie ou aux difficultés grandissantes d'accès à l'éducation, criant haut et fort leur volonté d'une société juste, d'une société par tous et pour tous, où l'accès à l'éducation n'est pas que l'affaire des mieux nantis, et le travail, et les revenus, et le pouvoir non plus ; des milliers d'autres ici, des millions et des millions ailleurs, parlaient de justice, d'équité, de démocratie, de partage, à la maison, au café, sur leurs lieux de travail, dehors, à l'intérieur, partout ; des foules et des foules se réunissaient pour manifester pour la justice et l'équité, l'égalité, l'environnement et le respect des droits humains, pour de véritables démocraties ; un nombre incalculable de personnes se rencontraient ici et ailleurs dans le monde pour prendre toutes sortes de mesures afin de contrer, des façons les plus démocratiques et non violentes qui soient, la guerre, la désinformation, l'exploitation éhontée des humains, des animaux et de l'environnement, et pour bâtir, comme nous nous devons de le faire, un monde libre, égalitaire et fraternel.
Bruno Marquis
Gatineau