Mon opinion sur GNL Québec

OPINION / Oui ! Bien évidemment, pour une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean dont le bilan démographique est négatif et dont l’économie dominante est intimement liée aux ressources naturelles, c’est plus que positif. Ces emplois de qualité vont permettre à nos jeunes, qui ont dû migrer vers les grands centres, de choisir de revenir s’ils le désirent ! Elles vont aussi permettre à des immigrants qualifiés d’avoir le choix de s’intégrer à l’une des régions les plus belles du Québec.

Dans ce contexte, je trouve extrêmement déplorable que des économistes, qui semblent pour la très grande majorité travailler dans les grands centres, soulèvent comme argument la concurrence au niveau de la main-d’œuvre en période de pénurie. Pour une des rares fois où nous pourrons diversifier notre offre pour des emplois de qualité, vous pourriez vous garder une petite gêne...

En ce qui concerne l’environnement, le projet GNL est novateur à plusieurs égards. Son usine sera carboneutre, sa production et son transport établiront de nouveaux standards mondiaux en matière de respect de l’environnement. Le gaz naturel produit va offrir une énergie propre, sans ces résidus toxiques liés au charbon qui empoisonnent des milliers de personnes dans des pays comme la Chine. Cette Chine qui est le plus grand producteur de GES au monde et où la demande en gaz naturel est en très nette croissance afin de diminuer sa dépendance au charbon, un des principaux fléaux au niveau de la santé de sa population !

Oui, le projet GNL Québec est bon pour l’économie de la planète !

Pierre Laroche

Maîtrise en études régionales de l’UQAC

Saguenay

INTERVENEZ, M. ROBERGE 

M. Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, j’ignore dans quelle mesure vous pouvez intervenir dans ce dossier, mais il est clair que la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay fait un pied de nez au jugement du tribunal, qui a donné gain de cause à Mme Chantale Cyr.

L’enjeu est que l’entêtement de Liz Gagné risque de nous coûter encore plus cher en dommages si ce n’est pas en appel. S’il vous est possible de mettre fin à cette situation, en déclarant tutelle ou par tout autre disposition de votre prérogative ministérielle, s’il vous plait, agissez. Puisque votre recommandation de reconsidérer sa propre présidence suite au jugement n’a pas été entendue par cette présidente entêtée, il est évident que vous devez passer à un autre niveau pour freiner le scandaleux gaspillage de notre argent public ; de nos taxes scolaires qui doivent d’abord servir à nos écoles et à nos enfants.

La situation ne pourrait demeurer telle quelle. C’est un exemple flagrant de non-respect d’un jugement que d’entraver le droit d’une demanderesse, qui a eu gain de cause, par un moyen aussi pervers que de l’obliger à retourner auprès de ses bourreaux. La tutelle est de mise ! S’il n’existe pas d’évidence législative pour en venir à ce point, voyez-y et vite. Merci de votre attention.

Mélanie Boucher

Jonquière

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LA LOI C-45, UN AN PLUS TARD

Le jour d’entrée en vigueur de la loi C-45 au Canada, le 17 octobre 2018, la Terre avait continué de tourner. Aucun soulèvement de masse anti-cannabis dans les rues du Québec n’a eu lieu. Aucun débordement de la part des consommateurs devant les succursales de la SQDC n’a été observé, quoique les principaux points de vente affichaient complet et les files d’attente furent nombreuses. Fallait s’y attendre.

Dans les mois qui ont suivi le 17 octobre, il n’y a pas eu d’événements fâcheux majeurs impliquant citoyens et « poteux » aux abords d’établissements tels que les commerces, les écoles, les logements, etc.

Le 17 octobre 2018, passé minuit, il n’y a donc pas eu le bogue appréhendé, à l’instar du bogue informatique de l’an 2000 qui n’a jamais eu lieu. Les « poteux » ont continué de fumer comme avant leur substance comme s’il n’y avait jamais eu de légalisation. Mais la vente illégale du cannabis a continué de plus belle.

Ainsi donc, la discrétion semble avoir été de mise. Il y a bien eu des fumeurs dissidents qui s’en sont donnés à cœur joie dans les lieux publics interdits, dans plusieurs villes, mais on parle ici de cas isolés.

Observation majeure à retenir : la rupture de stock en approvisionnement du cannabis par les différents fournisseurs de la SQDC. D’ailleurs, une pénurie généralisée du cannabis a sévi au pays.

Plusieurs se demandent encore aujourd’hui, un an plus tard, si la légalisation commerciale du cannabis ne sera pas vouée à l’échec.

Au-delà de ce possible échec commercial, la légalisation du cannabis demeurera un incitatif à la prolifération du marché noir.

En légalisant le cannabis avec sa loi C-45, le 17 octobre 2018, le gouvernement de Justin Trudeau n’aura réussi qu’à rendre encore plus illégale sa consommation.

Yvan Giguère

Saguenay