Mon grand-père, Bertrand Tremblay

OPINION / Depuis le départ de mon grand-père, j’ai pu lire une série d’articles sur lui. Plusieurs tenaient à témoigner du grand homme que les auteurs ont connu et ont rappelé les grandes choses qu’il a accomplies. C’était très touchant de voir à quel point il était apprécié de tous. On parle de Bertrand Tremblay comme étant un homme très important dans l’histoire du journalisme, de la politique et du développement de la région.

Pour nous, c’était un mari, un père, un grand-père ou un arrière-grand-père. Je me souviens davantage de lui comme étant quelqu’un de cultivé, qui a voyagé. Un homme qui aimait la pétanque et les cartes. Je me souviens que tous les matins, il mangeait des céréales avec des bleuets, qu’il lisait ses journaux et qu’il adorait me raconter des évènements marquants du passé.

Bien que j’habite loin de cette magnifique région, je me sens chez moi ici et je sais que c’est probablement grâce à lui. Le Saguenay était tatoué sur son cœur et comme je suis sa descendance, il est tatoué sur le mien aussi. Plus jeune, j’ai eu la chance de faire deux fois le tour du lac Saint-Jean accompagnée de grand-papa et grand-maman.

Une première fois lors d’un séjour avec ma cousine Mia-Kim et une deuxième fois avec ma sœur. Je garde de merveilleux souvenirs de ces moments. Grand-papa nous avait préparé tout un circuit qui nous faisait découvrir des attraits de la région et il prenait plaisir à nous les présenter avec passion. C’est probablement à ce moment que je suis devenue moi aussi un Bleuet.

Le départ de quelqu’un qu’on aimait profondément nous amène indubitablement à réfléchir. On analyse la personnalité du défunt, on se remémore des souvenirs et on se demande ce qui nous restera de lui. Pour ma part, c’est son goût d’apprendre et de transmettre des connaissances aux autres afin de faire réfléchir et faire évoluer la société. Bien que je ne sois pas journaliste, mon métier d’enseignante rejoint ces mêmes intérêts et je suis profondément persuadée que c’est de lui que je les tiens.

Dans Le Petit Prince, lors du départ de ce dernier, Antoine de Saint-Exupéry écrit ceci :

« […] Tu auras de la peine. J’aurai l’air d’être mort, mais ce ne sera pas vrai…

[…] Tu comprends. C’est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là. C’est trop lourd.

[…] Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée. Ce n’est pas triste les vieilles écorces. »

Alors, ne soyons pas tristes. Sourions parce qu’il a vécu, ayons le cœur rempli d’amour et de gratitude d’avoir partagé sa vie, chérissons son souvenir et soyons heureux de tout ce qu’il offrira à l’avenir de par ses actions passées. Par-dessus tout, soyons passionnés, aussi passionnés que lui l’était !

Maude Tremblay, fille de Patrice Tremblay et petite-fille de Bertrand Tremblay et Suzanne Beaulieu

EN RÉACTION À LA CHRONIQUE DE SÉBASTIEN LÉVESQUE

Si Dieu existe...

Allah, Jéhovah, Bouddha, Krishna et caetera, n’existent pas. Un créateur existe peut-être, mais n’est certainement pas un de ceux-là. Et ceux qui parlent en leur nom et qui leur inventent une crédibilité sont des serpents à « sornettes ». Et si les Églises ont tout de même fait certaines choses louables, elles ont fait encore plus de choses inavouables et impardonnables et elles ont la misogynie, la pédophilie, le viol des consciences et l’homophobie systémiques en commun.

Michel Favreau

+

D'UN EXCÈS À L"AUTRE

J’ai beaucoup aimé votre analyse. Étant moi-même un produit des collèges classiques des années 50 et ayant vécu la Révolution tranquille et 1968 à l’université, je me trouve privilégié d’avoir été témoin de tous ces changements. Oui, la religion avait une place excessive dans la vie des Canadiens-français et un équilibre était nécessaire. Mais je crois qu’on est tombé dans un excès contraire où la laïcité et l’écologie sont elles-mêmes devenues des religions. Je ne suis pas certain qu’on a progressé autant qu’on le pense.

Pierre Julien

Saint-Antoine-de-Tilly

+

INJUSTE POUR LES FEMMES

Oui tout ce que vous dites, M. Lévesque, est exact. Cependant, au plus profond mon corps et esprit de femme, toute religion est rétrograde et injuste à mon égard, ne me permet pas d’être égale à l’homme, et ce, depuis des siècles et des siècles.

Vivons dans la laïcité au XXIe siècle et apprenons à vivre votre foi de façon plus personnelle.

Jocelyne Daigle