Merci pour Vigneault

OPINION / Je désire vous remercier, Geneviève Jodoin. Merci d’avoir opté pour le français lors de la finale de La Voix qui s’est déroulée dimanche dernier. Merci d’avoir ainsi fait honneur à la chanson québécoise d’expression française. Merci d’avoir choisi une oeuvre de ce grand poète de notre chanson qu’est Gilles Vigneault. Et force est de constater que le public a aimé aussi votre choix puisqu’il a voté pour vous, impressionné aussi par votre belle voix et votre talent d’interprète.

On peut critiquer de toutes les façons La Voix, mais dimanche soir dernier, deux millions de téléspectateurs ont eu l’opportunité d’entendre la magnifique chanson Pendant que de Vigneault lors de cette émission, grâce à vous Geneviève Jodoin. Vous l’avez d’ailleurs interprété de façon magistrale.

On n’a pas souvent la chance d’entendre les grands classiques de la chanson québécoise tels que ceux de Félix Leclerc, de Claude Léveillée et de Vigneault. Quand cela se produit à grande échelle, on mesure encore plus toute la portée de leurs œuvres et de leur génie d’auteurs-compositeurs-interprètes. Ce sont en quelque sorte nos grandes voix pionnières, pour ne pas dire ceux qui ont pavé... la voie.

Yvan Giguère

Saguenay

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PROJET SUR LA LAÏCITÉ

Je suis un citoyen ordinaire.

J’ai lu dernièrement un texte d’intellectuels en réaction au projet de loi sur la laïcité et ces derniers laissaient entendre que le projet de loi limiterait ouvertement la liberté de religion. Je ne maîtrise sûrement pas leur vocabulaire ni les assises philosophiques ou théoriques qui sous-tendent leur argumentaire, mais je ne comprends pas !

Limiter la liberté de religion ? « Ben » voyons !

Il fait pourtant consensus au Québec que la liberté de religion doit être respectée. Je pense qu’il est primordial dans notre société de permettre à chacun d’exprimer sa foi selon les rites établis et nous devons faire en sorte, comme société, de toujours respecter ce droit et d’empêcher tout mouvement qui irait à l’encontre de cette liberté. Ce droit de pratiquer sa religion se fait dans les lieux dédiés au culte ou à la maison. Tout le monde est d’accord là-dessus.

Ceci étant dit, et pas nécessairement compris ou réglé, j’en conviens, passons à l’habillement. Tout le monde peut s’habiller comme il le veut au Québec. Cependant, il peut exister dans certains lieux de travail ou milieux scolaires, un code vestimentaire et cela est convenu. Si on ne veut pas respecter ce code, on accepte d’avance d’en être exclu.

Cependant, dès la sortie de l’école ou du milieu de travail, le choix de l’habillement revient à chaque personne, le code vestimentaire ne s’appliquant qu’aux heures de travail ou d’école.

Voilà ce que je comprends.

Un citoyen ordinaire,

Pierre Lincourt

Chicoutimi

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LA POINTE DE L'ICEBERG

Ce drame, qui s’est produit à Granby cette semaine en ce début du joli mois de mai— le plus beau, chantait-on autrefois —, ne laisse personne indifférent. On se sent tous, au fond de nous-mêmes, tristes responsables quelque part. On a tous croisé sur notre route un ou des enfants aux yeux tristes, l’air affamé, qui ne comptaient pour personne. Nous n’avions pas de temps pour eux, nos vies sont des courses à relais.

Ce drame n’est que la pointe d’un iceberg ; l’iceberg de nos suffisances, de notre « chacun pour soi ». On disait, et on devrait le dire de plus en plus : ça prend un village pour élever un enfant.

Dur, dur, d’élever, de prendre soin d’un enfant. S’il fallait un diplôme pour avoir le droit de mettre un enfant au monde, la pénurie de main-d’œuvre que nous connaissons aurait eu lieu depuis le début de l’humanité.

Tu tombes en amour et sans faire exprès, il t’arrive un enfant. Bang ! Tu n’as plus de vie, plus de nuit, plus beaucoup d’amis. Tu n’existes plus.

Tu es au service d’un petit tyran qui contrôle tes jours et tes nuits, ce que jamais personne ne t’a fait, qui se fout de tes épuisements, de ta vie chamboulée. Sortir saine et sauve d’un tel traitement, pour la majorité, tient du miracle ; du miracle de la vie, pourrait-on dire.

Le nombre de dénonciations au Québec, près de 200/jour à la DPJ, est effarant. Nous sommes loin, comme population, de la note de passage dans l’attention envers nos enfants.

Dans quel monde vivons-nous ? Qu’est-ce qui est plus important que la détresse de nos enfants ? De « nos enfants » oui, car ils nous appartiennent tous. Nous en sommes tous responsables.

Ce qui m’a sauvée quand j’ai accouché de mes enfants, c’est que j’en avais connu plusieurs avant moi. Ouf ! 20 ans ! Ce n’est pas « toute » la vie.

Nos enfants n’appartiennent pas à la DPJ. Ils sont à nous, tous, qui devons avoir constamment l’œil ouvert sur eux.

Pauline Germain

Chicoutimi