Le restaurant Le Lorriann de La Baie a été ravagé par les flammes, en fin de soirée mardi. Malgré les efforts des pompiers, le bâtiment du boulevard de la Grande-Baie est une perte totale.

Mémoire de Port-Alfred

Le désastreux incendie du restaurant Le Lorriann, il y a quelques jours, à La Baie, n'est pas sans nous rappeler, malheureusement, la disparition et l'affaiblissement d'un quartier jadis prospère et essentiel pour les personnes qui vivaient dans ce secteur.
À l'instar de d'autres villes industrielles de la région qui connaissent le même phénomène, la perte par le feu, ou l'arrêt de l'activité commerciale de certaines bâtisses plongent cette partie de l'ancienne ville de Port-Alfred dans une sorte d'abandon dont il ne sera pas facile de changer la tendance. Si nous associons en plus la démolition de l'usine à papier, la fermeture de l'église Saint-Édouard, et quoi d'autre encore, nous avons le sentiment d'assister à ce qui ressemble au film «Le Démantèlement»...
Notre famille ayant résidé de nombreuses années dans ce quadrilatère presque centenaire, (en 2016), nous avons bien connu l'effervescence de ce milieu plein de services et d'accommodations de tous genres. L'écrivain André Girard, avec son livre «Port-Alfred Plaza», nous a fait revivre une certaine facette de cette époque dont nous nous rappelons avec une certaine nostalgie. Que nous réserve l'avenir? Verrons-nous un jour la revitalisation de ce secteur?
Hélas les temps changent; le bruit, les poussières, les senteurs de soufre et des emplois par centaines sont disparus, de même le nom de Port-Alfred disparu lui aussi dans La Baie, et La Baie dans Saguenay.
Par contre, de nouveaux pôles se sont développés et ont compensé autrement par des ressources sûrement plus adaptées à la modernité de ce vivant carrefour d'autrefois.
Bernard Boulianne
La Baie