Même en Californie

OPINION / Je vous écris pour vous dire comment j’apprécie lire Le Quotidien sur Internet. Comme je suis partie de ma région natale depuis maintenant plus de 33 ans, votre journal me tient bien informée au sujet de l’actualité et de la culture saguenéennes. Je vous suis restée fidèle quand je suis partie en Ontario pendant 10 ans, et aux États-Unis, où je vis depuis 1992.

J’ai entendu dire qu’il serait possible que Le Quotidien fasse faillite. Il serait bien dommage de priver les lecteurs de la région, ainsi que ceux qui comme moi habitent à l’étranger, de ce monument littéraire.

Amicalement.

Catherine Pedneault

Ross, Californie

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DÉCOLLAGE IMMINENT

Alors que les traditionnels BBQ estivaux tirent à leur fin, les partis politiques canadiens mettent la dernière touche à leur programme électoral et à leurs futures promesses de campagne. L’occasion est donc tout indiquée pour attirer l’attention de nos représentants fédéraux sur la situation des services aériens et des aéroports régionaux.

Présentement, deux enjeux attirent particulièrement l’attention : les limites du programme d’aide aux immobilisations aéroportuaires et l’intention de NAV Canada d’automatiser les services consultatifs de vol durant la nuit. D’abord, et comme le mentionnait récemment le ministre québécois des Transports, François Bonnardel, le programme fédéral est largement insuffisant pour les besoins des aéroports régionaux. Alors qu’il pourrait par exemple s’élargir aux aéroports qui ont des vols commerciaux saisonniers, ce qui favoriserait le tourisme régional, le programme est disponible uniquement pour les aéroports qui offrent un service régulier de vols commerciaux de passagers, avec un minimum de 1000 passagers par année. Ainsi, le programme ne réserve qu’à quelques chanceux d’importantes sommes pour la réfection de leurs infrastructures aéroportuaires.

Les municipalités du Québec demandent donc à l’ensemble des formations politiques fédérales de se prononcer sur cet enjeu primordial pour la vitalité des communautés, en s’engageant à élargir les critères d’admissibilité d’un programme qui manque trop souvent la cible, tout en ajustant le financement en conséquence. Le prochain gouvernement ne peut maintenir le statu quo, alors que pendant ce temps, le gouvernement du Québec prend ses responsabilités et annonce divers programmes et mesures pour remettre à niveaux les aéroports et connecter efficacement les régions entre elles.

Ensuite, la réflexion de NAV Canada sur la possibilité de remplacer les humains par une station météo automatisée la nuit doit rapidement recevoir une fin de non-recevoir des candidats au poste de premier ministre du Canada. Outre la sécurité des voyageurs, le nouveau système risque de causer préjudice au développement économique des régions.

Les transporteurs sont unanimes : les services consultatifs doivent être maintenus. Plusieurs pilotes estiment que les données transmises par le système météo sont moins fiables que celles fournies par un humain. L’automatisation entraînerait inévitablement une diminution des vols dans certaines régions, et du même coût, générerait des conséquences difficilement réversibles pour le développement économique des régions. Il y a de quoi s’inquiéter !

Les aéroports régionaux sont essentiels, ils sont des outils majeurs de développement. Elles connectent les régions entre elles et vers le monde. Chaque formation politique doit proposer une vision ambitieuse pour les régions et les infrastructures aéroportuaires du Québec.

En espérant un atterrissage réussi !

Daniel Côté

Maire de Gaspé

Premier vice-président de l’Union des municipalités du Québec

Président du Comité sur le transport aérien de l’UMQ

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LE SERVICE À L'AUTO

On parle de plus en plus de petits gestes individuels à faire pour réduire son empreinte écologique, mais avons-nous pensé au service à l’auto dans plusieurs commerces de restauration rapide ?

Nous, qui sommes si déterminés à marcher pour sauver la planète et à signer pétition sur pétition, pourquoi utilisons-nous le service à l’auto ?

Toutes sortes de raisons peuvent être invoquées pour utiliser ce service, mais est-ce que nous nous rendons compte de la pollution causée par tous ces véhicules dont le moteur tourne inutilement en attendant la livraison de la commande ?

Sans compter gobelet, vaisselle et ustensiles qui seront jetés quelques instants plus tard !

Est-ce que nos gestes pourront suivre nos discours ?

Pierre Lincourt

Chicoutimi