Des agents de l'UPAC ont perquisitionné l'hôtel de ville de Saguenay et les bureaux de Promotion Saguenay le 14 septembre.

Mauvais pour la réputation

Il n'y a pas que de la belle visite, des bateaux de croisières, qui vient nous visiter à Saguenay par les temps qui courent. Il se trouve que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) s'est également invitée, la semaine dernière. Était-ce strictement pour enquêter davantage les agissements de Bernard Noël et Fabien Hovington qui se sont servis de l'argent public à des fins personnelles? L'avenir nous le dira peut-être. Bien qu'il faille éviter d'établir des conclusions hâtives, une chose est certaine, depuis qu'elle a été mise sur pied, en 2011, l'UPAC n'est pas débarquée dans la majorité des villes du Québec pour enquêter les actes de fraude, de corruption et d'abus de confiance, dans la gestion par l'administration publique du bien commun. Et elle ne le fait pas pour des peccadilles.
À Saguenay, une des seules villes visitées par l'UPAC, et ce n'est pas la première fois, cette fois-ci la perquisition semble avoir été plus imposante que les autres. Ce qui laisse supposer quoi? À tout le moins que l'image de la cité est ternie. Seulement, il se peut fort bien qu'après avoir investi l'hôtel de ville et Promotion Saguenay, le bras économique de l'administration du maire Tremblay, l'UPAC ne découvre que dalle. Cependant, le citoyen averti sait fort bien que Promotion Saguenay est une cachottière de premier ordre, qui pourtant gère annuellement 10 M$ de l'argent public.
Et si par ailleurs, l'UPAC ne découvre rien, cela ne signifie pas qu'il n'y a rien. La Commission Charbonneau, par exemple, a retourné bien des pierres, en vain. C'est que les coquins, depuis toujours, ont tellement de tours dans leur sac qu'ils se retrouvent la plupart du temps deux ou trois coups d'avance sur les instances qui sont mandatées pour combattre le crime sous toutes ses formes.
Blandine Lapointe-Brassard, Jonquière