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Josée Néron, mairesse de Saguenay
Josée Néron, mairesse de Saguenay

«Manque de vision» : Josée Néron réplique

Carrefour des lecteurs
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Le Quotidien
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OPINION / En novembre 2017, les citoyens de Saguenay m’ont élue afin que je prenne des décisions et que je gère, avec rigueur et sérieux, les finances de la Ville de Saguenay et, par le fait même, une partie de leur argent. C’est ce que j’ai fait depuis trois ans et ce n’est pas aujourd’hui que je vais m’arrêter.

Par Josée Néron, mairesse de Saguenay

J’ai été déçue et choquée, lundi matin, en lisant les propos du président du Centre d’histoire William Price et du Centre d’histoire Arvida, Alain Hardy, et de son directeur général, Carl Gaudreault, qui m’ont accusée, dans Le Quotidien, de mon absence de vision, d’avoir manqué de respect envers leur organisme et surtout d’avoir fait preuve d’un manque d’éthique.

À LIRE AUSSI : Une consultation «aux forces inégales» et une mairesse sans «vision» https://www.lequotidien.com/actualites/une-consultation-aux-forces-inegales-et-une-mairesse-sans-vision-0fee2fcb29db81950144a78ac7ae9ed4

Je tiens à rassurer les citoyens de Saguenay que la compensation de près de 600 000 $ offerte par Hydro-Québec pour la construction de la ligne électrique Micoua-Saguenay et pour l’agrandissement du poste de Saguenay sera administrée avec la même rigueur dont j’ai toujours fait preuve.

Je souhaite informer la population que le dossier du Centre d’histoire Sir-William-Price, d’une valeur de 1,2 M$, me fut présenté pour la première fois le 15 décembre dernier. Avant cette date, il n’existe aucune analyse ou trace de ce projet auprès des services de la Ville.

Je tiens à souligner que je n’avais pas l’intention de mener une campagne publicitaire pour mousser la popularité d’un projet ou d’un autre. La consultation doit demeurer objective et neutre.

Si le projet du musée est sélectionné, il me fera plaisir de mettre autant d’ardeur à sa réalisation que je l’ai fait pour le centre multisport de Jonquière, malgré le fait qu’il n’ait pas cheminé par les voies normales de la Ville.

Quant aux déclarations sur mon manque de vision, je pense que ma feuille de route parle d’elle-même, alors que de nombreux dossiers se sont réglés sous ma gouverne depuis trois ans, notamment la chapelle Saint-Cyriac, à Lac-Kénogami, la relance du Palace Arvida, la refonte du Conseil des arts et la bonification de l’enveloppe de 200 000 $ destinée aux artistes.

Je n’ai jamais laissé tomber le milieu culturel. J’ai toujours été une alliée incontournable et indéfectible, mais en revanche, mon devoir d’élue m’oblige à m’assurer que chaque sou dépensé a fait l’objet d’une analyse et d’un contrôle adéquats. Je ne suis pas là pour signer des chèques en blanc.

Au final, je trouve important de respecter la volonté d’Hydro-Québec de consulter la population afin de trouver le meilleur projet.

Si un groupe a confiance en son projet, il ne devrait pas craindre de le soumettre à la consultation publique.

Sur ce, je demeure disponible. Ma porte est toujours ouverte aux dirigeants du musée à venir me rencontrer pour que l’on discute de toute cette situation.