La ministre des Aînés, Francine Charbonneau

Maltraitance : la ministre doit agir

OPINION / Déposé en octobre 2016, le projet de loi 115, visant à enrayer la maltraitance envers les aînés, sera bientôt adopté à l'Assemblée nationale du Québec. Nous aimerions réitérer notre position au gouvernement sur l'importance de renforcer le projet de loi pour y inclure le signalement obligatoire des actes de maltraitance. Loin d'être une idée farfelue lorsqu'on se compare aux lois similaires dans plusieurs provinces canadiennes, nous demandons simplement que la loi ait suffisamment de mordant et de contraintes pour ne pas laisser des situations tomber dans l'oubli.
La ministre responsable des Aînés, Mme Francine Charbonneau, utilise l'argument de l'autodétermination des aînés afin de ne pas renforcer le projet de loi et d'y inclure des responsabilités supplémentaires pour le personnel aidant et soignant. Ce principe est bien sûr important, mais n'oublions pas que les personnes que l'on tente de protéger dans cette loi sont en perte d'autonomie. Le devoir de protection associé au type de service qu'ils reçoivent et de leur condition mérite que l'on bonifie la loi 115.
Même si l'encadrement clinique associé à un signalement obligatoire de la part du personnel est un travail qui resterait à faire et, évidemment un aspect qui mériterait d'être balisé adéquatement, cela ne constitue pas, selon nous, un motif suffisant d'exclusion de ce principe dans la mouture actuelle du projet de loi. Autrement dit, nous croyons que la volonté de respecter l'autodétermination des aînés n'est pas incompatible avec le signalement obligatoire.
Malgré la demande des partis d'opposition et de plusieurs groupes de défense de droits, le gouvernement a choisi de modifier uniquement quelques aspects cosmétiques du projet de loi en commission parlementaire. Nous reconnaissons toutefois l'effort du gouvernement, avec la diffusion d'une campagne publicitaire lancée en mars 2017, de sensibiliser le public à la problématique de la maltraitance envers les aînés. Or, la prévention n'est pas suffisante à elle seule. On doit allier les efforts de sensibilisation à des mesures concrètes. C'est la seule manière qui nous permettra d'enrayer le problème. Il est temps d'agir pour le bien-être de nos aînés.
Donald Tremblay
Président de l'AQRP
Incompétence
Il l'a fait après la tuerie à la mosquée de Québec. Il le fait après le cafouillage sur la 13. Un chef d'entreprise a beau tenter de faire oublier les mauvais résultats de son organisation, en réclamant de la tolérance, de l'humanité, on attend plus de lui et de son équipe. D'abord, qu'il fasse les changements que deux commissions à coup de plusieurs millions lui ont recommandés pour améliorer son organisation.
Après les funérailles des musulmans où il a beaucoup pleuré et promis d'agir, il a reçu l'accord de l'Assemblée nationale pour passer une loi conforme à une recommandation de Bouchard-Taylor pour apaiser les tensions raciales. Il a vite lâché ses alliés et décidé d'attendre encore en accusant l'opposition d'être responsable de ce climat de tension.
Après les cafouillages dans la tempête de neige, il s'excuse et trouve des boucs émissaires chez les fonctionnaires. La Commission Charbonneau avait déjà pointé le ministère des Transports comme un maillon faible à cause de la perte d'expertise de son personnel. (Selon la commission, le plus grand donneur d'ouvrages du gouvernement a besoin d'un personnel compétent pour éviter la collusion et la prise en charge du ministère par la pègre.) Depuis 3 ans, qu'a fait le chef pour fournir plus de compétence au MTQ ? Il a changé trois fois de ministre et celui qui occupe actuellement la fonction ne montre pas sa capacité.
Que le chef continue de s'excuser, d'économiser et de trouver des boucs émissaires au lieu d'agir, il faudra bien se rendre à l'évidence que le chef a atteint son niveau d'incompétence.
Gilbert Bournival
Saint-Étienne-des-Grès
Cafouillage
L'autoroute 13, presque en plein coeur de Montréal, a été le théâtre d'un problème majeur empêchant la libre circulation des véhicules en pleine tempête. Environ 300 véhicules sont demeurés prisonniers, incapables de bouger, pendant quelque douze heures. Personne ne semble avoir été capable de régler le problème et permettre le retour à une circulation normale plus tôt. La Sûreté du Québec et le ministère des Transports ont été impuissants. Pourtant, nous sommes au Québec, pays de la neige. Un événement pareil ne devrait jamais se produire.
Qui, au gouvernement, est responsable de ce fouillis ? Je ne sais pas, mais j'ai en tête un exemple que je désire partager. Le gouvernement est comme une flotte de navires. Le dirigeant en chef de cette flotte s'appelle amiral. Le rôle de ce dernier est de commander une flotte. Cette flotte est composée de plusieurs ministères ; chaque ministère étant sous le contrôle d'un capitaine qui est responsable de faire respecter les directives reçues de l'amiral. Le non-respect de ces directives met en péril la crédibilité de l'amiral. Ce dernier, pour bien accomplir son mandat, se doit de respecter en tous points le mandat reçu. Il devra donc avoir des changements au sein de cette flotte. C'est bien connu, le capitaine est responsable des actions ou inactions de ses subalternes de même que l'amiral est responsable des actions ou inactions de ses capitaines. La fluidité dans la gestion est un gage des réussites, sinon c'est le bordel.
Robert Landry
Trois-Rivières