Steven Blaney

M. le ministre Steven Blaney,

Je suis en sixième année. Je vous écris cette lettre ouverte pour vous partager mon opinion sur le fait d'avoir accès facilement à des armes à feu, car je sais que vous voulez modifier les lois à ce sujet. On en parle dans les médias et les gens ne sont pas tous en accord, dont moi. Je vais vous expliquer pourquoi.
Premièrement, si les gens ont plus facilement accès à des armes à feu, il y aurait plus de criminalité. Dans la ville de Detroit aux États-Unis, il y a déjà eu neuf meurtres par arme à feu en une journée. Bien que le cas de cette ville soit particulier, si les gens avaient moins accès à des fusils, moins de meurtres seraient commis.
Par après, si le gouvernement change la réglementation pour l'acquisition d'une arme à feu, plus de personnes souffrant de maladies mentales graves pourraient être les responsables de fusillades. Par exemple, Adam Lanza, qui était perturbé enfant et qui souffrait du syndrome d'Asperger, est responsable de la tuerie à l'école Sandy Hook, à Newtown, aux États-Unis. Cette fusillade a causé 27 morts dont 20 enfants. Si la mère de l'homme n'avait pas possédé autant d'armes, ceci ne serait jamais arrivé.
Finalement, moins de personnes innocentes seraient tuées par la police si on n'accordait pas facilement des armes. Je vais prendre l'exemple de Tamir Rice. Ce garçon de douze ans est mort abattu par un policier alors qu'il jouait avec un faux pistolet. Si la réglementation avait été plus sévère, il serait encore en vie. Les policiers n'auraient pas eu le réflexe de «tirer et se questionner après», car aucun citoyen n'aurait pu mettre la main sur ce genre d'arme à feu.
En conclusion, pour la sécurité des enfants dans les écoles, des personnes dans les lieux publics et tout le monde en général, je vous conseille fortement de rester sévère sur l'accès à des armes à feu et de ne pas aller de l'avant avec votre projet de loi. Pour ne pas que des personnes innocentes comme Tamir Rice soient tuées, j'ai une solution. Je vous propose d'instaurer un règlement qui obligerait les fabricants de faux fusils de peinturer une bande de couleur vive sur chacun de ces objets. On pourrait ainsi reconnaître les jouets, ça serait plus prudent. J'espère que vous prendrez compte de mon opinion.
Hélène Darmstadt-Bélanger
Jonquière