L'utilisation des néonicotinoïdes ne tue pas les abeilles

OPINION / À la suite de la publication d'articles identifiant l'utilisation de pesticides néonicotinoïdes comme facteur principal de la mortalité des abeilles, les Producteurs de grains du Québec rappellent que cette problématique est avant tout multifactorielle. Les néonicotinoïdes, qui protègent par ailleurs les cultures contre plusieurs nuisances, ne sont pas les principaux facteurs de la mortalité des abeilles. Le projet de réglementation du gouvernement du Québec sur les pesticides devrait donc être réécrit afin d'en tenir compte.
Selon le Rapport sur la mortalité hivernale de colonies d'abeilles au Canada (2017) de l'Association canadienne des professionnels de l'apiculture (ACPA), les quatre principales causes possibles des pertes de colonies à travers le pays sont les suivantes : « mauvaise qualité des reines, mauvaises conditions météorologiques en hiver et au printemps, mesures inefficaces de lutte contre le varroa et faiblesse des colonies à l'automne. » Ni les néonicotinoïdes, ni même les pesticides en général, ne font partie de cette courte liste. Les rapports des années précédentes vont dans le même sens. Même son de cloche en France, où le Réseau Biodiversité pour les abeilles, citant le ministère de l'Agriculture, identifie le varroa, un acarien parasite, comme étant l'ennemi numéro 1 des abeilles.
Les néonicotinoïdes actuellement en usage ici sont approuvés par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, qui homologue les pesticides à la suite d'une évaluation rigoureuse et fondée sur des données scientifiques afin de s'assurer que les risques qu'ils posent sont acceptables. Plus de 350 scientifiques y travaillent quotidiennement.
Évidemment, une utilisation impropre de toute substance, incluant un pesticide, peut amener des conséquences non désirées. Cependant, force est de constater que, à elle seule, l'utilisation adéquate et ciblée des néonicotinoïdes ne détruit pas les colonies d'abeilles. En effet, la mortalité hivernale des abeilles est une problématique multifactorielle, qui mérite une réponse équilibrée. En ce sens, nous espérons que le gouvernement prendra nos recommandations en considération et qu'il révisera son projet de réglementation sur les pesticides. C'est par la poursuite d'une utilisation planifiée, réfléchie et appuyée par un soutien adéquat et de la recherche rigoureuse que nous maintiendrons l'équilibre que nécessite l'idée d'un développement durable.
Christian Overbeek, président
Producteurs de grains du Québec
Donald Trump perdra ses trois guerres...
OPINION / Bien oui, l'homme le plus puissant du monde s'énerve. Répondre aux attaques verbales de la Corée du Nord avec une telle férocité est malhabile. Voyons donc, la Corée du Nord est un petit pays qui ne parvient pas à nourrir sa population, 25 millions d'habitants avec un PIB de 25 milliards contre les É.-U., la plus grande puissance de ce monde. Dans le cas d'une guerre nucléaire, les Américains gagneront, mais perdront la face devant la communauté internationale. Tuer des millions de personnes inutilement ne sera jamais pardonné à ce pays. Ce sera un gain dans une défaite épouvantable, les É.-U. ne s'en remettront jamais, un pays puissant seul ne vaut pas grand-chose. 
Pour la deuxième guerre perdue de Trump, et c'est celle que cherche la Corée du Nord, ce sera une guérilla. Cette guerre est perdue d'avance parce que les É.-U. n'en ont jamais gagné une : Vietnam, Yémen, Irak, Afghanistan, etc. 
Négociez, communauté internationale (ONU), vous savez bien que ces gens-là recherchent de la nourriture. Et puis leur volonté et secret le plus profond est la conquête de la Corée du Sud, pays riche, industrialisé et orienté sur l'avenir. Sachez que la Corée du Nord n'a jamais signé l'armistice et d'une certaine façon, est toujours en guerre... 
La troisième guerre est économique. Impensable de fermer ses frontières à l'importation des biens et de continuer à exporter dans le monde entier. Les É.-U. paient leur dette avec l'importation des profits de leurs compagnies à l'étranger. Tu ne restes pas riche avec des pays pauvres limitrophes à tes côtés, Canada, Mexique. De plus, l'ALÉNA est toujours en cours de négociation. 
André Tremblay
Saguenay