L’influence féminine en montagne russe

OPINION / D’entrée de jeu, je tiens à rendre hommage à toutes ces femmes qui sont sorties du lot et ont réussi à défoncer leur plafond de verre. Quelques mairesses par ci, une présidente de compagnie et de conseil d’administration par là , une directrice du génie industriel dans une compagnie, une procureure de la Couronne dans une commission. Bravo ! Une ministre du tourisme, mes hommages, Madame la Vice-première ministre.

Si on en croit les médias, la graine est montante et productive. Mais attention à l’arbre qui cache la forêt, en matière de discrimination positive, parce que la réalité nous invite trop souvent à changer de chaîne. De telle sorte qu’en matière de femmes à des postes clés et au pouvoir, la société est encore bien loin de la coupe aux lèvres.

La preuve en est que pendant que la présence des femmes au conseil des ministres a dernièrement pris du panache à Québec, ici, au conseil de ville de Saguenay, le nombre de femmes accuse un recul. En effet, de cinq en 2017 qu’elles étaient, elles ne sont plus que trois, aujourd’hui.

Un « girl’s club », dans l’environnement de la réunion du conseil pour appuyer la mairesse de Saint-David-de-Falardeau, afin qu’elle devienne préfète de la MRC du Fjord-du-Saguenay aurait, sans l’ombre d’un doute, fait réfléchir les gars autour de la table du conseil avant d’élire, les yeux fermés, le même gars pour la énième fois.

Marcel Lapointe

Jonquière

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HOMMAGE À UN AMI

OPINION / Bernard Landry était un ami de la région. En tant que ministre des Finances et par la suite premier ministre, il a apporté une contribution essentielle au refinancement des universités en région, et l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Bernard croyait à l’importance des régions dans le développement du Québec et à la contribution essentielle de l’UQAC dans le développement de notre région.

Bernard était aussi mon ami et celui de ma conjointe, Constance. Grâce à la complicité de sa conjointe, Chantale Renaud, nous avons refait le chemin de l’amitié avec lui il y a quelques semaines, avant son grand départ dans le courage et la dignité.

Gilles Bergeron

Ex-vice-recteur administration et finances

UQAC

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LE SENS DU DEVOIR

OPINION / Une autre figure marquante de la scène politique du Québec des cinquante dernières années est décédée. L’ex-premier ministre du Québec du Parti québécois Bernard Landry nous a quittés à l’âge de 81 ans, sans avoir réalisé son rêve de voir son pays, le Québec, siéger aux Nations Unies, où les grandes décisions se prennent.

À ce que je me souvienne, l’une de ses grandes réalisations fut le traité signé avec les Cris de la Baie-James en 2002. La Paix des Braves a amorcé la réconciliation entre le Québec et les Premières Nations. Ce fut l’ère d’une nouvelle relation avec les Autochtones du Québec.

Tout le monde sans exception salue sa contribution économique et son apport à l’édification d’un Québec moderne. Dans les années 1980, le ministre au Développement économique du temps Bernard Landry présentait son document Bâtir le Québec dans lequel l’État devait être la pierre angulaire du développement économique. C’est de là que sont parties les grappes industrielles.

Les jeunes développeurs informatiques, qui gagnent aujourd’hui un bon salaire, le doivent également à son acharnement à développer le multimédia.

Au revoir et merci Monsieur Landry, et je me souviendrai toujours de votre phrase célèbre que vous considériez le parti avant les hommes, et la patrie avant le parti.

Jocelyn Boily

Québec

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BERNARD LANDRY, «L'HONNÊTE HOMME»

OPINION / Lors d’une émission spéciale de 24/60 portant sur diverses réactions ayant trait au décès de Bernard Landry sur les ondes de RDI, l’une d’elles a particulièrement attiré mon attention, compte tenu de la référence à « l’honnête homme » du XVIIe siècle évoquée par un ami de longue date de M. Landry.

Afin de faire remonter à ma mémoire le souvenir de la notion d’« honnête homme », qu’il m’était arrivé de survoler durant mes cours de littérature, j’ai fait une petite recherche qui m’a conduit à certaines caractéristiques attribuées à un tel personnage au XVIIe siècle. L’honnête homme projette un idéal de conduite fondé sur la modération, la simplicité et le respect des autres… Il obéit aux valeurs sociales, morales et intellectuelles de son temps… Il fait preuve de nombreuses qualités qui montrent son goût de l’échange humain… Il a une bonne culture générale qu’il n’étale jamais fièrement, il sait montrer qu’il est cultivé quand il le faut. Il fait preuve d’une grande réflexion alliée à un usage parfait de la raison.

Quoique Bernard Landry possédait certes ces qualités, on doit convenir qu’elles ne font pas référence à toutes celles que les invités d’Anne-Marie Dussault ont évoquées sur le plateau de 24/60, notamment son intégrité et sa générosité, des qualités qu’on pourrait, en passant, fort bien attribuer à « l’honnête homme » du XXIe siècle !

Henri Marineau

Québec