L'idéal olympique

J’ai suivi les Jeux de Pyeongchang. Et je me dis qu’on était encore bien loin de l’idéal olympique qui dit que l’important est de participer.

À la remise des médailles de la compétition de hockey féminin, quelle désolation de voir la mine basse et défaite des joueuses de l’équipe canadienne qui, hélas, nous ont démontré qu’elles n’avaient remporté que l’argent. Elles qui semblaient complètement dévastées. Tellement que l’une d’entre elles décida d’enlever la médaille de son cou. 

On peut comprendre leur déception, mais on ne peut accepter de voir des athlètes du Canada nous démontrer leur frustration devant les caméras du monde. Le bel esprit compétitif est terni et cela nous démontre que pour plusieurs athlètes, les Jeux olympiques sont devenus des jeux de perdants. La compétition y est parfois aussi féroce que dans le sport professionnel. Bonjour, l’idéal olympique ! 

Que dire d’Alex Harvey, qui est un athlète que je respecte grandement, mais qui cette fois m’a un peu déçu en le voyant si dévasté suite à sa 4e position dans sa discipline, soit le ski fond, se jetant à plat ventre par terre au fil d’arrivée et déclarant plus tard à la presse que ce qui le désolait au plus haut point, c’était d’avoir été devancé par deux athlètes russes. Oups ! L’idéal olympique ne venait-il pas encore une fois de s’enfarger dans les fleurs du tapis ? Ne vit-on pas déjà dans un monde où la compétition a préséance ? 

Que ce soit dans le monde du commerce ou celui du travail, où l’esprit compétitif est souvent maître et roi. De la petite école jusqu’à l’âge adulte, on ne nous apprend pas nécessairement à se dépasser soi-même, mais malheureusement à dépasser les autres pour atteindre la réussite. (...)

Lors des Jeux olympiques, on aurait droit aussi à une pause salutaire, en prenant le pouls d’un événement mondial qui au lieu de séparer les êtres humains de la Terre, les rapproche et les unit. Ce qui n’est pas encore le cas.

Mais, on pourra dire des Jeux de Pyeongchang qu’ils auront permis de faire une courte trêve entre les deux Corées. En effet, ces deux pays en guerre n’auront pas eu d’autre choix que de marcher main dans la main pendant 17 jours. Mais ne rêvons pas trop pour la suite.

Yvan Giguère

Saguenay

Valse des milliards

Aux États-Unis, sur un budget de 4000 milliards $, 686 milliards $ iront pour le militaire en 2018. De plus, on va réduire de 1400 milliards $ les impôts des riches et des entreprises. 

Avec ces baisses d’impôt, affirment les experts, le déficit annuel de l’État passera de 585 milliards $ à 1200 milliards $, malgré l’activité économique que cela va générer. Quand les intérêts sur la dette seront payés, il en restera un peu pour les programmes sociaux, mais pas beaucoup. Justement, la dette publique, 108 % du PIB, est rendue à 20 000 milliards $. 

Une vraie orgie budgétaire à l’américaine que le pays peut se permettre, parce que sa devise et ses bons du Trésor sont toujours — et pour encore longtemps, semble-t-il — très recherchés. Qui peut encore parler du déclin de l’empire américain ? 

Oui, cela s’est dégradé au chapitre des valeurs humaines, sociales et écologiques, mais pour ce qui est de la finance, de l’économie et du domaine militaire, sûrement pas. À telle enseigne, le cliché voulant que lorsque l’empire éternue, ceux qui lui sont redevables ont le rhume, se confirme toujours. Le Canada en sait quelque chose avec les turpitudes que Trump lui fait subir depuis son arrivée à la Maison-Blanche.

Marcel Lapointe

Jonquière

Pensez-y-bien !

Le rapport d’expertise n’est pas sorti que nous savons déjà que le Centre Georges-Vézina est sujet à des doutes quant à sa structure. Affaire bâclée, puisqu’il faut en construire un autre… obligatoirement. 

Déjà, on l’envoie sur la Zone portuaire sans réflexion préalable. Or, le terrain de la zone n’est pas propice pour une infrastructure de la sorte, sachez que ce terrain est une zone rapportée de terre puisque la rivière Saguenay se rendait jusqu’à la rue du Havre, ce qui signifie un coût désordonné d’enfoncement de pieux. Il s’agit là d’une contrainte, sans compter les aires de stationnement perdues, qui sont présentement utilisées par les commerces du centre-ville. 

Nous ramassons une bâtisse rafistolée à l’intérieur de laquelle nous avons suspendu des loges sans précaution (peut-être) de force de suspension ; les loges du côté sud sont sans poteaux de support, celles du côté nord le sont, mais la charge est presque sur les chevrons d’acier porteurs. Nous y avons ajouté un tableau indicateur de combien de livres à supporter ? Suffisamment pour ne pas être capable d’y ajouter des nouvelles lampes, faut le faire ! 

Pour la nouvelle structure, elle devrait remplacer celle du Pavillon de l’agriculture, le démolir et construire une bâtisse de deux glaces, dont une située au deuxième étage. 

Par la suite, il faudrait sécuriser les loges du CGV avec des poteaux de support ou les enlever tout simplement. Ces changements permettraient de transférer les activités du Pavillon de l’agriculture, utiliser la glace olympique pour les patineurs de vitesse, utiliser la glace pour les jeunes hockeyeurs et on sauverait des millions de dollars. 

Pensons aussi à la dette éventuelle... On va construire un centre multifonctions pour le soccer dans l’arrondissement de Jonquière et beaucoup de sous pour le nouvel amphithéâtre. Le CGV dépourvu de ses charges inutiles serait encore bon pour les 75 prochaines années. Nous gardons le terrain de la Zone portuaire intact, un centre Vézina utilisable et un nouvel aréna de deux glaces sur le même terrain que le Pavillon de l’agriculture. Élus, pensez-y-bien.

André Tremblay

Saguenay